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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 10:29
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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 09:40

Dita Von Teese est une icône fétichiste américaine, née le 28 septembre 1972, qui se revendique de la génération des pin-ups. Stripteaseuse, danseuse et mannequin, elle cultive une fascination pour le style rétro et pour le glamour des actrices de l'âge d'or hollywoodien.

  

C'est lors de l'achat de son premier corset à l'âge de 17 ans que Von Teese a découvert Bettie Page. Le vendeur lui avait alors expliqué que Page était une vedette pin-up des années 1940 et 1950. Von Teese en a alors fait son nouveau Graal.

  

À 19 ans, lors de sa première sortie dans un bar de danseuses, Dita buvait du champagne avec des amis. Ce qu'elle vit la consterna : des filles aux gros seins, bronzées en bikini fluo, qui faisaient un tour et qui s'en allaient. Un homme près d'elle dit alors : « Toujours leurs mêmes trucs, 5 minutes, toujours le même manège. » Von Teese a alors répliqué : « Moi j'en ferais des choses si j'avais 5 minutes. » Il s'avéra que l'homme en question était le propriétaire du bar et il l'engagea. Elle monta donc sur scène, vêtue d'une robe à crinoline sage avec corset et bas couture. Son striptease fut un choc pour le public, mais un choc salutaire. Dans la vie de tous les jours, où elle était maquilleuse, Von Teese expliquait son nouveau métier. Ses amis prenaient peur : « Dita... Tu n'as pas l'air d'une stripteaseuse ! » Elle se retournait alors, dans une envolée de jupons et elle répliquait : « De quoi a donc l'air une stripteaseuse ? » Les gens bégayaient « Euh... d'une... d'une.... » Alors, Dita leur envoyait un clin d'œil et disait : « Pas les bonnes. »

  

À l'âge de 19 ans, elle dansait dans un bar, et un client fixait ses chaussures. Il lui a demandé de venir près de lui et a examiné ses pieds. Il l'a ensuite massée pendant une heure, puis l'a payée. Il a ensuite ajouté : « Si ma femme savait ce que je viens de faire, elle serait plus en colère que si nous avions fait l'amour. » Dita a compris à cet instant la force du fétichisme et a commencé à l'exploiter.

 
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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 09:11

J'essaie de me souvenir des moindres détails. Je t'entends encore rire aux éclats, me donner des conseils et me dire que tout ira bien. Je me surprends à parler comme toi. Quelque fois en marchant dans la rue je sens ta présence alors je me retourne mais il n'y a personne. J'espère secrètement te croiser au détour d'une ruelle où à la terrasse d'un café. Je me demande ce que l'on serait devenus, comment est ta vie, si seulement tu es heureux. Je repenserai à toi dans ma salle de bain, dans un supermarché, chez un médecin ou peut-être même en cours. Alors je sourirai et me dirai que j'ai eu de la chance de te connaître et que certaines histoires sont faites pour ne durer qu'un temps.

 

Pour être heureux jusqu'à un certain point, il faut que nous ayons souffert jusqu'au même point. Ne jamais souffrir serait équivalent à n'avoir jamais été heureux. Il y a des choses, des gens peut-être, des sentiments assurément qui contiendront toujours cette marque amère dans notre esprit... indélébile. Cette trace qui a fait de nous des esclaves de la vie, cette douleur qui fera toujours mal et qui ne s'éteindra jamais vraiment, prête à se réveiller au moindre instant, à cause d'avant. De ce passé qui nous a peut-être un peu trop écorché, de ces ratures que notre cœur a subit jusqu'au sang, de ces brûlures que l'on croyait mortes... Mais quand on a acquis le recul nécessaire, nous savons que c'est notre passé qui construit notre futur, que sans tout ça, on n'en serait pas là, on ne serait pas ce que l'on est aujourd'hui.

 

 

 
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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 09:01

Rarement je suis rentré seul chez moi le soir : combien de femmes ont-elles partagé mes nuits, me permettant d'entretenir l'illusion que la vie reprenait ses droits, le désir aussi, après tout j'étais resté un homme, le même qu'avant, ou presque, qui aurait pu m'empêcher de ne pas m'éprouver vivant ? J'ai oublié le nom, le visage, de presque toutes ces femmes avec lesquelles j'ai essayé de gagner le large. Certains détails me reviennent, mais ce sont des images isolées : je ne peux pas les rattacher à la femme qui les possédait. Mes compagnes, mes "accompagnatrices", ne sont jamais restées longtemps : très vite elles s'en allaient, dès qu'elles comprenaient que ce qu'elles avaient d'abord pris chez moi pour du détachement était du vide ; or les femmes savent que le vide engendre le vide, alors elles me quittaient, avec douceur, sans oser me dire quoi que ce soit : car que peut-on dire à un naufragé ? Combien de fois suis-je rentré chez moi le soir en découvrant un appartement vide... Je m'étais habitué à ces désertions, je devrais même dire : elles me soulageaient, car depuis que Clara n'était plus là plus personne ne m'était essentiel, je ne parvenais pas à m'attacher aux femmes avec lesquelles je passais mes nuits. Elles étaient là, à mon côté, souvent attentionnées, elles me distrayaient, je m'accommodais de leur présence, mais celle-là ou une autre... Il n'y avait plus de sens à rien. Je n'étais nulle part, ou plutôt, en dehors de tout. Devant moi la vie passait comme un rêve.

Seule Pascale est restée. Je ne sais pas pourquoi. Elle aussi, très vite, a compris que je n'avais pas grand chose à lui offrir. Pourtant elle est restée. Elle a été formidable. Si la vie avait été différente, sans doute aurions-nous pu être heureux.

 

Je m'étais juré de ne pas penser à elle. Elle est là, plus présente que jamais. Elle est là, et elle n'est pas là. Je viens à toi, Geneviève, mais je sais que c'est elle que tu aurais voulu avoir à tes côtés pour tes derniers instants, elle, sa chaleur, son souffle, sa voix, sa main, pour avoir le droit de croire que tout n'aura pas été vain, que la vie continue, malgré tout, jaillie de toi, propagée par toi.

Pardonne-moi d'arriver seul. Pardonne-moi de n'avoir pas été capable de te la ramener, de ne pas être le père qui, enfin, parce qu'il n'aurait pas cédé au doute, parce qu'il aurait pensé à elle sans relâche, parce qu'il n'aurait pas abandonné les recherches, aurait fini par retrouver sa fille et aurait accouru vers toi, chuchotant : Geneviève, ouvre les yeux, Clara est revenue, ne t'inquiète plus, elle est là, auprès de toi, elle éponge ton front, elle te tient la main, tu peux t'en aller maintenant, en paix, en joie, ton enfant est retrouvé, la vie après toi se poursuivra.

 

Quelque chose brûle en moi, que je n'ai jamais éprouvé : cela ressemble à un feu de douleur et joie. Et c'est à ce moment, comme je serre Geneviève contre moi et que je dépose un baiser sur ses paupières closes, sans savoir si elle peut encore en éprouver la douceur, que le visage de Clara surgit devant mes yeux, aussi vrai, aussi réel que si mon enfant se tenait à mes côtés. C'est la première fois que je revois ses traits avec une telle netteté. L'image est d'une telle violence que je laisse échapper un gémissement, comme si on m'avait atteint en plein cœur. Je dois m'agripper au bras du fauteuil pour ne pas chanceler. Geneviève est restée immobile : sans doute ne m'entend-elle plus. Après quelques secondes l'image s'évanouit mais dans ma tête demeure un éblouissement. Les larmes coulent en silence le long de mes joues. Cette fois, je ne fais rien pour les retenir : Geneviève est déjà trop loin pour risquer de les surprendre. Je pleure à côté de Geneviève qui s'en va et qui ne sait pas que je pleure, je pleure, seul, je pleure parce que je suis impuissant à retenir Geneviève et que, au moment où je la perds, je retrouve le visage de ma fille que je croyais effacé en moi à tout jamais Comment la vie peut-elle, dans le même mouvement, retirer et donner ?

 

texte : Laurence Tardieu - Puisque rien ne dure

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 08:04

Don vient d'être largué par sa dernière conquête : Sherry (Julie Delpy). Mais Don ne peut se résigner à rester seul. Bien au contraire, il est obligé de se replonger dans son passé quand il reçoit une lettre rose mystérieuse. Cette lettre provient d'une ancienne conquête anonyme et l'informe qu'il a un fils âgé de 19 ans qui est en ce moment à la recherche de son père. Don, poussé par son voisin et ami le plus proche : Winston (Jeffrey Wright), un père de famille, enquêteur amateur et fan de romans policiers, enquête alors sur ce mystère. Il s'embarque alors malgré lui dans un voyage à travers tout le pays afin de rechercher des indices auprès de ses quatre premières amours (Frances Conroy, Jessica Lange, Sharon Stone, et Tilda Swinton). Ces visites imprévues à chacune de ces femmes uniques réservent à Don un lot de surprises à partir desquelles il confronte son passé, et en conséquence, son présent.

 

Au cours du récit, le voisin de Don lui remet un disque musical, l'invitant à l'écouter au cours de son périple. Un climat musical très particulier - l'éthio-jazz de Mulatu Astatke - baignera ainsi l'ensemble du film notamment autour de la musique Yèkèrmo Sèw. Une certaine reconnaissance publique du jazz éthiopien des années 1970 sera consécutive à la sortie du film, notamment aux États-Unis avec un second souffle pour la collection Éthiopiques éditée par le label parisien Buda Musique.

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 17:00

Pianiste au toucher délicat avec un style fortement inspiré par la guitare folk, Keith Jarrett a su, par ses nombreuses influences pianistiques (notamment celle de Paul Bley) et l’inspiration de différents styles, ouvrir le piano jazz à de nouveaux horizons au cours des années soixante-dix. Ses premiers enregistrements aux côtés de Charles Lloyd témoignent déjà de ses influences empruntées à la musique folk et au free jazz. Ses improvisations et ses compositions en seront fortement marquées tout au long de sa carrière musicale.

Jarrett appartient également au monde du classique en tant que compositeur et surtout qu’interprète. Sa musique en est imprégnée : influences de Claude Debussy et de la musique baroque.

 

Héritage de son intérêt (commun avec Debussy) pour le gamelan, l’ostinato est une caractéristique remarquable sur nombre de ses enregistrements. L’album Changeless en est l’exemple parfait : construction de compositions et improvisations sur un climat créé par un ostinato.

 

Enfin la transe est, selon ses propos, un état d’esprit, un comportement essentiel pour l’exécution de son art. Son instabilité corporelle sur scène face à son clavier et ses fredonnements et cris audibles en concert et sur ses enregistrements témoignent d’une relation fusionnelle avec la réalisation de sa création.

On pourrait comparer Keith Jarrett à Miles Davis par la diversité des styles musicaux abordés lors de sa carrière : le trompettiste a suivi l’évolution du jazz puis du rock, le pianiste s’est quant à lui diversifié par l’abord de styles aussi différents que le gospel (avec Marion Williams), le jazz (notamment le ragtime et le free jazz en passant par le jazz rock), la musique classique (baroque, classique, neo-classique et contemporaine), le folk song (Restoration ruin) et la musique ethnique (Spirits). Comparaison que l’on pourrait poursuivre par les caprices de stars opérés par ces deux mêmes musiciens au caractère narcissique comme en témoignent les exigences farfelues de Jarrett lors de ses passages à Marciac.

 

Libération - 02 août 2006

Keith Jarrett tient son rang de goujat

Tout le monde en convient, Jazz in Marciac est aujourd'hui l'un des festivals majeurs de la planète jazzy. Le plus masochiste aussi. Ainsi se souvient-on de certains shows tumultueux du regretté Ray Charles, grand spécialiste de l'embrouillamini scénique (rapport à la célérité des adeptes du zoom) et des pugilats backstage (pour de sombres affaires de picaillons). Ou encore de l'apparition «vincetayloresque» de Nina Simone, ex-militante soul intronisée mousquetaire d'Armagnac, qui allait pourtant offrir à cinq mille voyeurs égrillards un de ces concerts dramatiques comme l'on n'en voit peu dans une vie de festivalier.

 

On l'aura compris, Jean-Louis Guilhaumon, fondateur et président de la manifestation, cultive un certain art du risque. Dont on pouvait penser qu'il avait atteint son pic avec la programmation, en 2001, du caractériel Keith Jarrett (qui a déclaré un jour que Wynton Marsalis avait «une influence très négative sur le jazz») ; lequel refusait obstinément jusque-là de se produire «sous un chapiteau», lieu réservé aux charlatans et aux saltimbanques.

Pas d'odeurs, etc. Or, le suffisant chevalier des Arts et des Lettres («une distinction méritée qui souligne la valeur de mon travail» avait-il déclaré à l'époque) n'a rien à voir, on le sait, avec les intermittents. Mais dans sa grande bienveillance, il avait fini par céder aux pressions conjuguées des organisateurs et de son ex-employeur, Charles Lloyd, après que le festival eût cassé sa tirelire et accepté ses exigences iniques (pas de photos, pas de fumée, pas de bruit, pas de va-et-vient, pas de retardataires, pas de buvettes, pas d'odeurs de cuisine, pas d'autre orchestre, etc.), transformant un lieu réputé pour sa convivialité en Gaveau maïsicole, où l'on n'entendait pas un épi voler.

 

Le public gersois ayant fait preuve, en la circonstance, d'une patience exceptionnelle, on s'imaginait que l'affaire en resterait là. Pas du tout. Cinq ans plus tard, voilà que Marciac remet ça. Invitant le sinistre Pennsylvanien à se livrer une fois encore à son numéro de pingouin. Pour commencer, il a exigé la mise à sa disposition de deux Mercedes classe S, vierges de toute odeur de tabac (la première pour lui, la seconde pour ses sidemen) et conduites par des chauffeurs «professionnels». Keith Jarrett en effet n'apprécie guère les bénévoles. Il a d'ailleurs interdit leur présence à son concert, après les avoir privés de repas chaud (toujours à cause des effluves culinaires).

 

Retardé par la charlotte au chocolat. Barricadé dans des coulisses transformées en QHS, il a ensuite crisé, parce que le dessert proposé ne convenait pas à son palais raffiné. Il a donc fallu aller lui chercher une charlotte au chocolat dans un restaurant du village. D'où son retard (treize minutes) au moment de monter sur scène. Rien de bien grave dans l'absolu, sauf que le Sarkozy du clavier avait préalablement exigé que tous les spectateurs aient rejoint leur siège à 20h45, le concert devant débuter à 21 heures précises (sous chapiteau fermé). Mais pourquoi édicter des règles si l'on n'a pas le droit de les transgresser ?

De même était-il conseillé de ne pas abandonner sa place pendant l'entracte. Des bénévoles, munis de sacoches remplies de bouteille d'eau minérale, passant dans les allées (les buvettes étaient closes), afin d'abreuver les spectateurs menacés de suffocation.

Mécanique. On peut se demander d'ailleurs pourquoi ceux-ci n'ont pas protesté (sauf au début, un peu, quand les derniers rangs ont compris que les écrans resteraient inutilisés). Car Jarrett a beau prétendre que seule sa musique compte, celle-ci est à son image : mécanique, dénuée de générosité. Miles Davis aussi tournait le dos au public. Mais c'était pour le provoquer. Keith Jarrett, lui, l'ignore. Et s'il ne le méprise pas (quoique...), il ne lui témoigne aucun respect. Se contentant de distribuer sourires et satisfecit à ses deux faire-valoir: Gary Peacock la balance (en 2001, il avait dénoncé un photographe amateur à son boss), dont on a peine à croire qu'il a pu côtoyer Albert Ayler, et Jack DeJohnette, qui faisait moins le poseur quand Miles lui balançait une serviette à la figure au milieu d'un chorus jugé inacceptable.

 

 

Marciac 2006 aura donc démarré rigide, entre parenthèses, sur un gros déficit émotionnel. Heureusement, il existe d'autres fins pianistes peu enclins à se conduire en gougnafiers. Brad Mehldau et Chano Dominguez par exemple, qui partagent à la fois l'affiche de ce soir et un même sens de la prodigalité.

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 16:38
La nuit se mêle encore à de vagues pâleurs ;
L'étoile naît, jetant son reflet qui se brouille
Dans la mare dormante où croupit la grenouille.
Les champs, les bois n'ont plus ni formes ni couleurs.

Leurs calices fermés, s'assoupissent les fleurs.
Entrevue à travers le brouillard qui la mouille,
La faucille du ciel fond sa corne et se rouille.
La brume égraine en bas les perles de ses pleurs.

Les constellations sont à peine éveillées,
Et les oiseaux, blottis sous les noires feuillées,
Goûtent, le bec sous l'aile, un paisible repos.

Et dans ce grand sommeil de l'être et de la terre,
Longtemps chante, rêveuse et douce, des crapauds
Mélancoliquement la flûte solitaire.
 
[Jules Breton - Nocturne]
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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 11:34

Six mois de bonheur... la chute lente... Et un jour on se retrouve à jouer seul. L'autre retire ses billes, reprend ses cartes, et vous restez là, comme un con, devant une partie inachevée... A attendre. Parce que vous ne pouvez faire que ça, attendre. Cesser d'attendre, ça voudrait dire que c'est fini.

 

Le vide, on ne peut pas le décrire. Juste ses effets. Me raccrocher à ma vie de con. Impuissance. Envie de passé. Tout recommencer, éviter les erreurs, quelles erreurs ? Voué au vide ? Écrit. Destin. Et toutes ces conneries. Le moindre geste est pesant. Les yeux rivés au sol. L'indifférence à tout. Haïr les objets. Se distraire, prendre un bouquin, regarder un film, sursis pendant une heure ou deux, puis replonger. Tourner dans Paris, tourner sans but. Ces façades immuables qui abritent tant d'amours bon marché, ces existences grouillantes qui me dégoûtent. Nous...

Quelque part, quelqu'un vit sans moi.

Le vide en ce moment, et toutes ces journées vides qui m'attendent et rien n'a d'importance, et pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Et pourquoi n'aime-t-on plus rien, quand on n'est plus aimé ?

 

Le hall, la réception, la porte, je suis dehors. Personne. Je cherche un taxi. Pas de taxi. L'aube est glacée. Mon portable sonne. J'ai un message. Que peut bien me vouloir Gabrielle à cette heure-ci ? Une angoisse sourde m'étreint la gorge. Mes doigts engourdis par le froid ne parviennent pas à appuyer sur cette putain de touche. Le message défile enfin. Une phrase. Une seule. Je la lis. Je la relis. J'ai trop pleuré, je ne peux plus.

Je m'effondre. Place Vendôme à sept heures du matin. Une fille à genoux qui mord sa main ensanglantée. Et qui hurle. Qui hurle une plainte incohérente. Comme si le désespoir avait pris forme. La forme d'un cri. Je crie la fin d'un rêve, je cris la fin du monde. Je crie la fin de l'homme que j'aime et qui s'est planté comme un con, en sortant de boîte, dans sa caisse à cinq mille balles qui n'a même pas été foutue de le préserver. Mort sur le coup. Mort. Je crie l'atroce réalité de cette vie de merde qui donne, et qui reprend. Je crie ce qu'on a vécu, ce qu'on aurait pu vivre encore. Je crie ce qu'il est. Etait. Ce qu'il aurait pu devenir. Je crie ma détresse, ma douleur, mon amour, mon amour, mon amour...

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 11:18

Je ne baisais que des putes, jusqu'à ce que je la rencontre...

Je suis assis dans mon salon, assis face à la nuit, et je contemple la ville qui s'allume. Je bois une vodka tonic, et je pense à Hell.

Je l'ai rencontrée en faisant les boutiques, elle sanglotait devant chez Baby Dior, je n'ai jamais su pourquoi. Elle était habillée tout en noir et d'une beauté d'écorchée vive, pendant deux mois, son regard m'a hanté, mais je n'ai rien fait pour la revoir. Je ne voulais pas provoquer le hasard. On s'est recroisés, un dimanche à minuit, je l'ai emmenée dîner à la Calvados, et elle a chanté une chanson de Ferré à propos des amours mortes en me regardant dans les yeux comme si elle y lisait.

A partir de ce jour, j'étais foutu, j'étais accro. Dépendre de quelqu'un d'autre que de moi-même, m'affaiblir, me torturer, c'était tout ce que je redoutais.

Hell m'avait eu et elle ne l'avait pas fait exprès. Tout ce qu'elle voulait, c'était me fuir, et pour les mêmes raisons : elle avait peur de moi, comme j'avais peur d'elle. Mais c'était déjà trop tard.

Pendant six mois, ça a été parfait, j'étais heureux, je n'ai rien à dire de cette période, des souvenirs dont la simplicité me fait mal à présent. Juste elle et moi. C'est tout. Et puis un soir on est sortis, son démon l'a reprise et, à partir de là, tout a basculé, on s'est mis à traîner dans des endroits glauques qui l'attiraient et la consternaient à la fois, elle en ressortait satisfaite mais blessée à mort. Elle voulait se salir, elle en avait besoin, mais ça la tuait. Elle prenait de plus en plus de saloperies, et je m'y suis mis aussi, pour que ça ne l'éloigne pas de moi et aussi parce que j'en avais besoin pour tenir avec tout ce qu'on buvait et les endroits où on allait. Je craquais doucement, mais je ne l'aurais jamais laissée. Je l'aimais.

Et puis elle est partie.

 

C'est fini. J'ai renoncé. Je ne pouvais plus. Je crois que nous en sommes venus à nous détester. Ne plus avoir de vie. La routine, l'affreuse routine, la certitude de nous réveiller chaque jour côte à côte, errer de conserve, d'ennui... Tenter de tromper cet ennui en nous abrutissant de substances, se défoncer pour qu'il y ait quelque chose entre nous qui ne soit pas notre "amour", s'y raccrocher pour échapper à l'autre, haïr l'autre d'être toujours là, tout en craignant qu'il parte... Partir avant.

C'est fini.

 

texte : Lolita Pill - Hell

 

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