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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 06:54

"Il est vain de dire que la tranquillité doit satisfaire les humains ; il leur faut de l'action, et s'ils n'ont pas de motif pour agir, ils s'en créeront."

  

"Il est vain de dire que la tranquillité doit satisfaire les humains ; il leur faut de l’action, et s’ils n’ont pas de motif pour agir, ils s’en créeront."

La vie me paraît trop courte pour la passer à entretenir la haine ou à enregistrer les torts.

Charlotte Brontë - Jane Eyre
"J’étais convaincue d’une chose : par définition l’amour emporte, accapare, renverse, et rien d’autre ne vaut la peine."

Je n'étais ni dans l'attente ni dans le désir, j'étais dans l'avant, quand rien n'est encore joué. J'aime ce moment où les mots sont rares, qui ont été prononcés, où le visage de l'autre échappe à la mémoire, où tout semble possible et peut-être rien du tout.
De ce peut-être naît parfois le vertige, lorsqu'on ne se méfie plus.

Delphine de Vigan - Les jolis garçons


A force j'avais fini par appréhender le genre masculin avec une certaine réserve, du moins en apparence, je regardais les hommes de loin, dans les supermarchés, les restaurants, aux terrasses des cafés. J'aimais leur plaire. Qu'ils se donnent la peine de me séduire ou de m'amuser. Plus tard je cherchais la faille dans leurs yeux, et dans leur bouche le goût du sel ou de l'alcool. J'aimais l'odeur des hommes, à la naissance du cou. Il m'était arrivé au cours des deux ou trois dernières années de partager quelques semaines ou quelques mois avec ceux qui m'avaient émue, mais il m'avait semblé ensuite, dans la promiscuité, que les enjeux s'étaient toujours un peu compliqués.

A l'usage quelque chose toujours se creusait, ou se distendait.

Mais de nature j'étais curieuse.

Delphine de Vigan - Les jolis garçons


C'est en regardant les objets du quotidien, tel un couteau à beurre, que l'on se rend compte que quelqu'un est parti et qu'il ne reviendra plus ; un stupide couteau à beurre qui taille à jamais des tranches de solitude dans votre vie.

Marc Lévy


Je ne suis pas triste, je suis en manque. C'est une béance à l'intérieur du corps ; qui bat ; et coupe le souffle. Je m'arrête, m'observe en train de faire quelque chose, lire un journal, remplir une machine de linge sale, ou bien je suis en face de quelqu'un que je n'écoute pas. Je suis absente à moi-même, je suis ailleurs.

J'aime bien les bars et les soirées, les endroits où il y a du monde, j'aime regarder les gens, les écouter, parfois il me semble que la vie m'échappe, se soustrait, je ne parle pas du temps qui passe, je parle de cette sensation étrange et douce, d'être en dehors.

Delphine de Vigan - Les jolis garçons


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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 07:38

- Bien, continuons.


- Merci ! Numéro quatre ?


- Monsieur le président bonjour. Je suis cli... euh actionnaire individuel depuis fort longtemps, euh..., titulaire d'une carte pass et je vais tous les vendredis euhhhhh à midi au magasin Carrefour de Saint-Brice dans le Val d'Oise. Or j'ai acheté dans ce mar... dans ce magasin des fraises à un euro la barquette de cinq cents grammes qui viennent d'Espagne, j'ai eu la chiasse. J'ai acheté du m'lon qui vient de Costa Rica à un quarante, j'ai eu la chiasse... et......... je vous passe, je vous passe tous vos articles en promotion sur le marché alimentaire, c'est bourré de pesticides, c'est de la vraie merde. Euh..., par ailleurs, au rayon textile, j'ai demandé pour acheter des... des caleçons longs au début de l'hiver. Les caleçons y sont arrivés au quinze janvier, et au quinze janvier, ils étaient trop courts aux genoux. Résultat, vous ne contrôlez rien ! Les pantalons, j'ai voulu en achetez un, c'était taille cinquante-huit, je ne rentrais pas dedans, maximum, et cinquante-deux, c'est ma taille. J'ai acheté des chaussettes 46/48, une fois lavées, elles sont revenues à 38, la taille de ma femme. Vous ne contrôlez rien ! Vous vous étonnez que le nombre de passages en caisse soit resté stable mais en fait, la quantité de marchandises en monnaie est beaucoup moindre. Par ailleurs, le prix de l'action a terriblement chuté, le dividende aussi. C'est la raison pour laquelle je voterais "non" à toutes vos propositions de résolution. Au revoir !

 

- Tout d'abord, merci de ces précisions, c'est toujours important de savoir si vous voulez les mensurations, les dimensions et les problèmes techniques qu'on peut rencontrer dans les achats parce que ça peut nous arriver à tous. Je ne sais pas si Lars ou Gilles souhaitent dire un mot ?

 

- Non, je prends sympathie pour Monsieur mais mais... et ça me renforce d'ailleurs dans l'initiative qu'on vient de lancer. Il faut réinventer l'hypermarché et je vous assure que dans le domaine des textiles, il paraît qu'on a beacoup à faire donc on va prendre vos différents propos. Sinon j'ai pas d'autres choses... Je ne peux que regretter les incidences qui s'est passé Monsieur et, euh..., assurez vous qu'on va s'atteler de corriger ces défauts, ces différents défauts...

 

 

20070328 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 12:55

Dans un bosquet, dont l'amoureux feuillage
En se courbant mariait son ombrage,
Vénus dormait sur un gazon naissant ;
Le coloris, la fraîcheur du bel âge.
De la santé l'éclat éblouissant,
Et les rondeurs d'un élégant corsage,
Et d'un beau sein le tour appétissant,
Et cette croupe et si blanche et si belle,
Et mille attraits dont il n'est pas décent
De peindre aux yeux l'image naturelle,
Se déployaient sur ce corps ravissant.

 

Dans le sommeil un songe caressant
Flattait son sein, voltigeait sur sa bouche,
D'un doigt folâtre appelait le désir,
Et d'un coup d'aile éveillait le plaisir.
Vénus soupire : une nouvelle couche
De vermillon colore son beau teint.

 

Son coeur ému se dilate et palpite,
Et chaque instant redouble et précipite
Le mouvement qui soulève son sein.
Son oeil humide, à travers la paupière,
Laisse échapper une douce lumière,
Feu du désir, feu rapide et brillant,
Qui de son coeur jaillit en pétillant.
Elle touchait à ce moment où l'âme
De ses liens est prête à s'envoler,
Et n'attend plus qu'une bouche où sa flamme
Par un soupir se plaise à s'exhaler.

 

Un jeune faune ardent, nerveux et leste,
Le coq brillant des nymphes d'alentour,
Très éloquent de la voix et du geste,
Et, comme un page, insolent en amour,
Trouve à l'écart cette beauté céleste,
S'arrête, admire, approche à petit bruit,
Dévore tout d'un regard immodeste.
"Ah ! c'est Vénus ; je reconnais le ceste,
Dit-il ; Amour, c'est toi qui m'as conduit.
Reine des coeurs, charme de la nature,
Vénus, je brûle, et crains de te saisir !"

 

Puis, d'une main soulevant la ceinture :
"Le voilà donc le trône du plaisir !
Que de trésors ! ah ! brusquons l'aventure."
Quelque novice eût trouvé le bonheur
Dans un baiser ; le faune, moins timide,
Va droit au fait, et la reine de Gnide,
En s'éveillant, le nomma son vainqueur.

 

Il faut savoir que, mollement penchée,
À demi-corps Vénus était couchée ;
L'un des genoux sur les fleurs est tendu ;
Au bord du lit l'autre tient suspendu
Le poids léger d'une jambe arrondie.
À se poster le faune s'étudie :
Sur les deux mains son corps est balancé ;
Le trait perçant brûle d'être lancé ;
Il le retient, il l'ajuste, il le glisse
Si doucement, que le songe propice
N'est dissipé qu'après être accompli.
En s'envolant, un songe laisse un vide ;
De celui-ci par un plaisir solide,
La place est prise, et le vide est rempli.

 

Vénus s'éveille : "Ah ! se peut-il qu'un songe
S'écria-t-elle, agite ainsi mes sens !
Dieux ! quelle ardeur ! ce n'est point un mensonge ;
Non ; je le vois, je le tiens, je le sens.
Est-ce un mortel, un dieu qui me possède ?
Qui que tu sois, ô mon cher ravisseur,
À tes transports je pardonne, je cède :
Pour être un crime ils ont trop de douceur."

 

La neuvaine de Cythère - Jean-François MARMONTEL (1723-1799)

 

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 09:58

Chaque époque a sa poésie, ses penseurs et ses poètes. En êtes-vous bien certains ?

Chaque époque a ses héros, ses leaders, ses guides mais ne sont-ils pas toujours les mêmes ?

L'histoire n'est-elle pas qu'un éternel recommencement pour la lutte du pouvoir et le reniement du savoir ?

 

Prenons maintenant un peu de recul sur les choses, sur le temps, jouant avec l'instant, c'est le moment de philosophie que je vous propose aujourd'hui...

 

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Killer's Kiss 50 or Less

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 09:32

On croit choisir sa vie mais non, on la suit comme un fil d'Ariane. On essaie bien de faire des détours, des zigs et des zags mais, immanquablement, on vient se raccrocher à la rampe, à la liane.

On croit choisir son chemin, mais il n'en est rien. On suit un itinéraire tout tracé sans une once de destiné.

On croit choisir ses amis mais au final, on les subit.

On croit choisir son amoureuse, la fille de votre vie, la cochonne dans votre lit mais c'est elle qui vous a séduit.

On croit choisir une formation, un enseignement, une culture, une éducation, une religion, une philosophie mais tout ça n'est que clapotis.

On croit choisir un endroit, pour se poser, pour se tenir droit mais très vite, on y a froid.

On pense choisir une maison, dans la ville ou un hameau qui nous ressemble, pour être bien ensemble.

On imagine choisir ses envies, ses rêves, ses passions mais tout ça n'est qu'illusion.

On est sûr de choisir le bon candidat aux élections mais quand on se réveille, c'est pire que l'hallucination.

On pense choisir d'être heureux alors que c'est tellement plus simple de ne pas l'être.

On choisit une âme à qui parler, une épaule pour se reposer mais au fil du temps, elle a filé.

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, on ne choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher...

On croit choisir un idéal, une éthique, une raison de vivre mais au fond on cherche juste à survivre.

On choisit ses idoles sur les têtes de gondole des supermarchés de Vitrolles.

On croit choisir ses utopies mais on se résigne tous à un moment à fuir nos intimes anarchies.

On choisit son lit à baldaquins tant rêvé dans un catalogue à commander puis on se retrouve chez Ikéa à fulminer.

On croit choisir de réussir sa vie en se baignant dans sa piscine avec sa petite famille et, à ce moment bien précis, on mesure toute l'ineptie de notre ennui.

On croit que c'est mieux de sourire au monde alors que dans son miroir, on se trouve immonde.

On pense choisir le plus beau sapin pour Noël alors que de toute façon vous savez que vous ne finirez pas l'année avec elle.

On croit choisir les pensées qui nous habitent, qui nous agitent alors que ce sont simplement nos peurs qui cogitent.

On croit choisir d'avoir raison et on ne remets jamais rien en question.

On choisit enfin de tout laisser tomber, de respirer lorsqu'il est trop tard et que tout s'est effondré...

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:23

Le plaisir se ramasse, la joie se cueille & le bonheur se cultive.

(Bouddha)


Le bonheur est un fruit mûr qui ne demande qu’à être cueilli.

(proverbe chinois)


Le bonheur est le plaisir sans remords.

(Socrate)


Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple.

(Jacques Prévert)


L’homme jouit du bonheur qu’il ressent & la femme de celui qu’elle procure.

(Choderlos de Laclos) 


Le bonheur, c’est simple comme un coup de pine.

(Chantal Lauby)

Le bonheur supprime la vieillesse.
(Franz Kafka)

Le plus grand secret pour le bonheur, c'est d'être bien avec soi.
(Bernard Fontenelle)

Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d'autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux.
(Alain)

Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages.
(Jules Barbey d'Aurevilly)

Le bon vivant n'est pas celui qui mange beaucoup, mais celui qui goûte avec bonheur à toutes les formes de la vie.
(Jean Gastaldi)

Bonheur : sensation de bien-être qui peut conduire à l'imprudence. Si vous nagez dans le bonheur, soyez prudent, restez là où vous avez pied.
(Marc Escayrol)

Le bonheur, c'est quand le temps s'arrête.
(Gilbert Cesbron)

Dans le bonheur d'autrui, je cherche mon bonheur.
(Pierre Corneille)

Le bonheur dont on se souvient est souvent un bonheur perdu.
(Hélène Rioux)

Vous cherchez le bonheur, pauvres fous ? Passez votre chemin : le bonheur n'est nulle part.
(Louise Michel)

Non, être aimé ne donne pas le bonheur. Mais aimer, ça c'est le bonheur!
(Hermann Hesse)

Il faudrait convaincre les hommes du bonheur qu'ils ignorent, lors même qu'ils en jouissent.
(Montesquieu)

On n'est pas heureux : notre bonheur, c'est le silence du malheur.
(Jules Renard)

Le bonheur débonnaire, c'est faire honneur à ton derrière...

(Le poète Rude-Boeuf)

 

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Le bonheur supprime la vieillesse.
Citations de Franz Kafka

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 08:08

A l'horizon monte une nue,
Sculptant sa forme dans l'azur :
On dirait une vierge nue
Emergeant d'un lac au flot pur.

 

Debout dans sa conque nacrée,
Elle vogue sur le bleu clair,
Comme une Aphrodite éthérée,
Faite de l'écume de l'air.

 

On voit onder en molles poses
Son torse au contour incertain,
Et l'aurore répand des roses
Sur son épaule de satin.

 

Ses blancheurs de marbre et de neige
Se fondent amoureusement
Comme, au clair-obscur du Corrège,
Le corps d'Antiope dormant.

 

Elle plane dans la lumière
Plus haut que l'Alpe ou l'Apennin ;
Reflet de la beauté première,
Soeur de " l'éternel féminin ".

 

A son corps, en vain retenue,
Sur l'aile de la passion,
Mon âme vole à cette nue
Et l'embrasse comme Ixion.

 

La raison dit : " Vague fumée,
Où l'on croit voir ce qu'on rêva,
Ombre au gré du vent déformée,
Bulle qui crève et qui s'en va ? "

 

Le sentiment répond : " Qu'importe !
Qu'est-ce après tout que la beauté,
Spectre charmant qu'un souffle emporte
Et qui n'est rien, ayant été !

 

" A l'Idéal ouvre ton âme ;
Mets dans ton coeur beaucoup de ciel,
Aime une nue, aime une femme,
Mais aime ! - C'est l'essentiel ! "

 

La nue - Théophile GAUTIER (1811-1872)

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:34

Qu'est ce qu'on gagne à tout perdre ? On décroche la gloire d'avoir tenter, l'estime des autres d'avoir essayer et les moqueries de certains (les bien pensants) pour avoir échouer. De toute façon, dès que vous proposez quelque chose à la face du monde, vous êtes soit moqué, soit jalousé, soit dénigré. Il faudrait inventer un état où l'on est ni dans la réussite, ni dans l'échec, un état qui ne suscite ni l'envie, ni la pitié. Un truc dont le monde se fout quoi. Et c'est bien ça le problème de la création et de la médiatisation. J'ai remarqué la recrudescence de personnalités déjà connues qui se lancent dans la chanson. Nous avions récemment eu droit à Mélanie Laurent, Agnès Jaoui, Elie Seimoun, Gérard Darmon, Sandrine Kiberlain. Rien que cette semaine, j'ai découvert les prétentions nouvelles de Rachida Brakni, de Charles Berling ou de l'innarretable Pierre Bellemarre, l'homme qui courait après les trains. Alors qu'ils aient envie de s'exprimer dans la chanson, pourquoi pas, mais pourquoi ne le font-ils pas chez eux, entre amis, autour d'une table, au coin du feu, pour s'amuser, pour s'exprimer différemment justement ? Pourquoi s'ont-ils obligés de sortir un album (à l'heure où même les vrais chanteurs galèrent pour vendre les leurs), pourquoi faut-il qu'ils fassent de la promo, qu'ils viennent polluer les plateaux télé ou radio pour se justifier de leur choix, pourquoi leur pose t-on toujours les mêmes questions ? Pourquoi aucun animateur ne leur dit que c'est chiant ce qu'ils font, que c'est de la merde, qu'ils se sont bien amusés et qu'ils feraient mieux de revenir à leur vraie spécialité. D'ailleurs, pourquoi ne se lancent-ils pas dans d'autres domaines : la patisserie, la sculpture sur glace, la peinture sur soie ou la pêche à la loutre ? Probablement parce qu'ils ne seraient pas invité sur les plateaux télé pour ça. Le pire ? C'est qu'en les invitant, les émissions se sentent obligées de leur faire interpréter leur daube (à ne pas voir, la version de Les Mains par Charles Berling hier soir dans C'est à Vous). Stop !!!

A et puis, tant qu'on y est. Vous connaissez Gaël Le Forestier ? Un beau gosse de la télé qui commence à avoir du mal à montrer qu'il est plus tout jeune tellement ça fait longtemps qu'ils agitent ses bras dans le petit écran sans y avoir jamais rien proposé d'intéressant. Vous avez vu son émission Monte le son sur France 4 ? Nan ? Et bien, je suis tombé dessus hier soir. Le terme est juste, je suis tombé quand j'ai vu ça. Ca m'a donné envie de devenir terroriste. Bref, revenons à nos moutons. L'idéal de la vie est-il de faire des choses, de produire, de se montrer, de réaliser des projets, d'exister aux yeux des autres en gesticulant ? Ne peut-on pas ne rien revendiquer, ne rien faire, ne pas sortir de disque, ne pas être beau ou en photo dans le journal, ne pas aller à l'usine, ne pas faire d'enfant, ne pas avoir de choses à dire, s'en foutre et se vautrer dans sa propre indifférence ? Si on peut, mais on appelle cela être un loser, selon la norme sociale. Et bien messieurs, dames, je préfère être un tocard, un perdant, un mec qui n'a même jamais essayé plutôt que d'aller montrer mes dents à la télé sous l'alibi de devenir autre chose que moi. Je sais, je suis prétentieux...

 

Photos accrocheuses pour captiver le lecteur après cet article insipide - Mallaury Nataf au bon vieux temps d'avant (c'est-à-dire avant qu'elle soit une maman quarantenaire et solitaire)

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 13:39

C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous...

 

 

« Pour bien jouir, il serait sage de se priver. » Matisse

 

« L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. » Aristote

 

« Plus le sage donne aux autres, plus il possède. » Lao-Tseu

 

« L'ivrogne sage est un fou sobre. » Proverbe français

 

« Dans une discussion, seul le plus sage se tait. » Pierre Gringore

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 14:20

Christian Blachas, animateur et producteur de “Culture Pub” sur M6 pendant dix-huit ans, fondateur des magazines “Stratégies” et “CB News”, est mort le 5 février. Il avait 65 ans. Hommage.

 

Quand j'ai appris fortuitement fin novembre que tu étais hospitalisé, j'ai eu un mauvais pressentiment. Pourtant, après avoir passé huit ans à tes côtés, je sais que tes allers-retours chez les médecins étaient presque devenus une routine. Malgré toutes leurs mises en garde et en demeure, tu n'avais, je crois, pas vraiment changé grand-chose à ton mode de vie : fumeur invétéré, amateur de whisky (du Jack Daniel's), et pas franchement du genre à te ménager.

 

Sauf que le contexte de cette fin d'année 2011 n'était pas tout à fait anodin. Ton bébé, CB News, « l'hebdo de la communication et des médias » créé en 1986, s'était arrêté un an plus tôt, victime comme d'autres de ce que l'on appelle pudiquement « la crise de la presse ». Sa relance six mois plus tard par un groupe belge t'avait redonné un peu de peps mais le cœur, si j'ose dire, n'y était plus. Cinq ans plus tôt, en 2005, M6 avait décidé d'arrêter Culture Pub, après dix-huit ans de service. La nouvelle fenêtre trouvée un peu plus tard sur Internet et NT1 était là aussi une sorte de pis-aller.

 

Culture Pub et CB News, c'était ta vie. Avec le rock (enfin, Elvis), et le foot (enfin, le PSG). La première image que j'ai de toi date de 1987. Ça s'appelait Ondes de choc, une émission de décryptage de la communication – qui deviendra Culture Pub deux ans plus tard. J'ai en mémoire un reportage sur le mode de vie des riches aux Etats-Unis, et plus particulièrement la manière dont certains « soignent » leurs animaux domestiques. Le sujet montrait notamment l'image d'un chat qu'on promenait dans une énorme Cadillac. Affalé sur la banquette, le matou passait le plus clair de sa balade à mater des dessins animés (Félix le Chat ou Garfield, je ne sais plus) sur une télé intégrée à l'accoudoir central. Je me dis tiens, enfin un truc intéressant sur cette nouvelle chaîne. Puis viendra Culture Pub, la notoriété, et une autre façon, plutôt ludique et intelligente, d'appréhender la publicité.

Si j'en crois les nombreux témoignages laissés aujourd'hui sur Internet, cette émission a visiblement permis à une génération de se familiariser avec les codes de la communication et voir comment les marques nous manipulent (parfois avec talent) pour nous vendre leur camelote. Quand j'ai commencé à travailler avec toi à CB News, à l'aube des années 2000, je n'ai pas manqué de te faire part de mes réserves sur la chose publicitaire quand celle-ci prétend avoir des vertus sociologiques pour, au final, mieux nous imposer sa vision du monde.

Tu écoutais attentivement mes critiques. Parfois, tu étais même d'accord. Mais tu restais convaincu de la portée forcément sociétale de la réclame. Et c'est pas à toi qu'on allait la faire, toi le « spécialiste de la communication, de la publicité et des médias » comme tout le monde dit, vu que t'avais « inventé le business de la communication » en 1971, en créant à vingt-cinq piges le magazine Stratégies. N'empêche, tu savais écouter, te révéler sensible à la parole de l'autre, quel que soit son « statut » dans le métier, ou ailleurs. Plus que la pub, tu avais la passion du journalisme.

 

Un bon papier, une bonne info valait plus que tout à tes yeux, même si elle n'allait pas forcément dans ton sens... ou dans l'intérêt économique du journal. Face à la menace, parfois mise à exécution, brandie par certains annonceurs de supprimer des pages de pub suite à un article jugé peu flatteur, tu as toujours pris le parti de ta rédaction. Ta phrase culte : « Tu fais chier, mais si c'est vrai, on le passe. » Ce qui n'a d'ailleurs jamais altéré durablement ta cote de sympathie auprès des « professionnels de la profession » (publicitaires, patron de chaînes etc.), qui ont toujours salué ton franc-parler et ton indépendance. Bref, ton côté rock'n'roll, libre, qui faisait un peu tâche dans ce milieu.

 

Alors voilà, t'es parti. Franchement, je suis triste. Et je sais que pour beaucoup de ceux qui t'ont connu, à Culture Pub, CB News ou ailleurs, c'est pareil. Ba-doum-bouh...

 

Richard Sénéjoux

 

[ source : http://www.telerama.fr/medias/christian-blachas-l-homme-qui-a-fait-de-la-pub-une-culture,77661.php ]

 

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Christian Blachas, l'homme qui a fait de la pub une culture
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