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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 11:03

On voudrait voir d'en haut

on voudrait partir sur le chemin

voir le monde d'en haut

laisser sa rumeur dans le lointain

quitter lunettes et chapeaux

quitter tout

quitter l'âme et voyager

 

On voudrait voir d'en haut

que poussent des ailes pour un rien

se réveiller nouveau

s'apercevoir flou dans le lointain

quitter claquettes et banjos

quitter tout

quitter l'âme et voyager

 

On voudrait tous un alcool

vers le quinze août pour espionner

pour voir d'où ça vient

et où ça veut aller

quitter lanternes et briquets

quitter tout

quitter l'âme et voyager

 

On voudrait tous un cheval

un bon cheval pour se distancer

se voir enfin dans la glace

savoir une fois pour toute

qui l'on est

quitter Pigalle et Loulou

quitter tout

quitter l'âme et voyager

 

On voudrait être fourbu

pour le grand tintouin

la plongée vers l'inconnu

vers le grand rien

quittons fissa idéaux

quitter tout

quitter l'âme et voyager

 

On voudrait être poussière

poussière pour savoir ce qu'il en est

ce qu'il en sera misère

on veut anticiper

quitter frégates et pique-niques

quitter tout

 

 

 

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 09:11

Ô toi dont l'oeil est noir, les tresses noires, les chairs

blondes, écoute-moi, ô ma folâtre louve !

 

J'aime tes yeux fantasques, tes yeux qui se retroussent

sur les tempes ; j'aime ta bouche rouge comme une baie

de sorbier, tes joues rondes et jaunes ; j'aime tes pieds

tors, ta gorge roide, tes grands ongles lancéolés, brillants comme

des valves de nacre.

 

J'aime, ô mignarde louve, ton énervant nonchaloir, ton

sourire alangui, ton attitude indolente, tes gestes mièvres.

 

J'aime, ô louve câline, les miaulements de ta voix, j'aime

ses tons ululants et rauques, mais j'aime par-dessus tout,

j'aime à en mourir, ton nez, ton petit nez qui s'échappe

des vagues de ta chevelure, comme une rose jaune éclose

d'ans un feuillage noir.

  

Rococo japonais - Joris-Karl HUYSMANS (1848-1907)

 

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 08:48

J'ai passé maintes nuits à me plaire en ces larmes,

Ne trouvant rien plus doux ni plus délicieux,

Pendant qu'Amour faisait la garde avec ses armes,

De peur que le sommeil ne coulât en mes yeux.

 

Mais si parfois ce dieu pour t'aller voir, ma Belle,

Cessait de me garder, pendant qu'il me quittait,

Il mettait près de moi le Songe en sentinelle,

Qui m'offrait tes beautés et puis me les ôtait.

 

Ô Songe, lui disais-je, ô Songe que j'adore,

Arrête pour un peu, pourquoi t'envoles-tu ?

Puis je fermais les yeux pour resonger encore,

Mais étant sans sommeil, ils étaient sans vertu.

 

Voilà comme j'ai peu profité de mes songes,

Et comme mes plaisirs se sont vus emportés.

Mais las ! si mes plaisirs ont été des mensonges,

Mes tourments ont toujours été des vérités !

 

J'ai passé maintes nuits à me plaire en ces larmes - Etienne DURAND (1586-1618) 

 

 

China Girl est une chanson écrite par David Bowie et Iggy Pop, parue pour la première fois en 1977 sur l'album d'Iggy Pop The Idiot.

Six ans plus tard, Bowie la reprend sur son album Let's Dance, avec une production beaucoup plus commerciale que la version originale. Sortie en single, la version de Bowie atteint la deuxième place au Royaume-Uni (derrière Every Breath You Take de The Police) et la dixième aux États-Unis.

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 08:38

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !

N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,

Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,

Tant de fois affermi le trône de son roi,

Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?

Ô cruel souvenir de ma gloire passée !

OEuvre de tant de jours en un jour effacée !

Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !

Précipice élevé d'où tombe mon honneur !

Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,

Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?

Comte, sois de mon prince à présent gouverneur;

Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur;

Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne

Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.

Et toi, de mes exploits glorieux instrument,

Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,

Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,

M'as servi de parade, et non pas de défense,

Va, quitte désormais le dernier des humains,

Passe, pour me venger, en de meilleures mains.

 

Ô rage ! Ô désespoir... - Pierre Corneille

(Le Cid, extrait acte I, scène 4)

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 15:02

Tout nouveau, tout chaud...

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:27

L’Origine du monde est un tableau réalisé par Gustave Courbet en 1866. Il s’agit d’une huile sur toile de 46 cm par 55 cm.

 

Le tableau représente le sexe et le ventre d’une femme allongée nue sur un lit, les cuisses écartées, et cadrée de sorte qu'on n'en voit rien au-dessus des seins ni en dessous des cuisses.

 

À l’époque de la réalisation du tableau, le modèle préféré de Courbet est une jeune femme, Joanna Hiffernan, dite Jo. C’est son amant James Whistler, peintre américain admirateur et disciple de Courbet, qui la lui a présentée.

En 1866, Courbet réalise un autre tableau, La Belle Irlandaise, dont le modèle est Joanna Hiffernan. En tout, Courbet réalisa quatre portraits de Jo. Elle fut vraisemblablement le modèle de L’Origine du monde, ce qui expliquerait la brutale séparation entre Courbet et Whistler peu de temps après la réalisation de l’œuvre. Whistler retourna ensuite aux États-Unis, laissant un testament en faveur de Jo. Malgré la différence de coloration des cheveux roux de Jo et des poils pubiens plus sombres de L’Origine du monde, l’hypothèse que Jo ait été le modèle de ce dernier prévaut. En effet, tout en s'inspirant de son modèle fétiche qui avait le pubis roux, Courbet décida de ne pas reprendre la couleur de feu de la pilosité de Joanna Hifferman et choisit donc une coloration brune plus banale pour la toison pubienne.

 

Le XIXe siècle connut dans la représentation du nu les prémices d’une révolution picturale dont les acteurs principaux furent Courbet et Manet. Courbet rejetait la peinture académique et ses nus lisses, idéalisés, mais s’attaquait aussi directement à la bienséance hypocrite du Second Empire, où l’érotisme voire la pornographie étaient tolérés lorsqu’il s’agissait de peinture mythologique ou onirique.

 

Le réalisme de Courbet, qui se targua plus tard de n’avoir jamais menti dans sa peinture, repoussait toujours plus loin les limites du présentable. Avec L’Origine du monde, il exhiba en quelque sorte la partie cachée de l’Olympia de Manet.

 

Toujours sujet à controverse plus de cent ans après sa création, ce tableau dérange le puritanisme pudibond ambiant de certains. Par exemple en 2011, l'artiste danois, Frode Steinicke s'est fait exclure du réseau social Facebook pour avoir publié sur son profil une photographie du tableau. Vous savez, ce fameux site issu de ce pays démocratique américain si protecteur de sa morale et puritain à souhait, qui est pourtant le premier producteur de films pornographiques sur cette planète. L'origine du monde face aux sources du Mal (ou du mâle) qui, avec la femme, ont toujours eu du mal...

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:06

Miss Ellen, versez-moi le Thé

Dans la belle tasse chinoise,

Où des poissons d'or cherchent noise

Au monstre rose épouvanté.

 

J'aime la folle cruauté

Des chimères qu'on apprivoise :

Miss Ellen, versez-moi le Thé

Dans la belle tasse chinoise.

 

Là, sous un ciel rouge irrité,

Une dame fière et sournoise

Montre en ses longs yeux de turquoise

L'extase et la naïveté :

Miss Ellen, versez-moi le Thé.

 

Le Thé - Théodore de BANVILLE (1823-1891)

 

Ceremonie the 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 08:40

Il pleut, il pleut, bergère,

Presse tes blancs moutons,

Allons sous ma chaumière,

Bergère, vite, allons.

J'entends sur le feuillage

L'eau qui tombe à grand bruit ;

Voici, voici l'orage,

Voici l'éclair qui luit.

 

Bonsoir, bonsoir, ma mère,

Ma soeur Anne, bonsoir !

J'amène ma bergère

Près de nous pour ce soir.

Va te sécher, ma mie,

Auprès de nos tisons.

Soeur, fais-lui compagnie ;

Entrez, petits moutons.

 

Soupons: prends cette chaise,

Tu seras près de moi ;

Ce flambeau de mélèze

Brûlera devant toi :

Goûte de ce laitage ;

Mais tu ne manges pas ?

Tu te sens de l'orage ;

Il a lassé tes pas.

 

Eh bien, voici ta couche ;

Dors-y jusques au jour ;

Laisse-moi sur ta bouche

Prendre un baiser d'amour.

Ne rougis pas, bergère :

Ma mère et moi, demain,

Nous irons chez ton père

Lui demander ta main.

 

Il pleut, il pleut, bergère - Philippe FABRE D'EGLANTINE (1750-1794) 

 

sheitan-2006-11-g

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 14:12

Mon petit coup de coeur pour ce film émouvant et drôle, burlesque et rock n'roll, looser et au vitriol, sexy, tendre & sans idôle, brut et sauvage comme un alcool...

 

Producteur de télévision parisien à succès, Joachim avait tout plaqué - enfants, amis, ennemis, amours et remords - pour repartir à zéro en Amérique à l'aube de ses 40 ans. Il revient avec une tournée de strip-teaseuses 'New Burlesque' à qui il fait fantasmer la France... Paris ! De port en port, l'humour des numéros et les rondeurs des filles enthousiasment les hommes comme les femmes. Et malgré les hôtels impersonnels, leurs musiques d'ascenseurs et le manque d'argent, les showgirls inventent un monde extravagant de fantaisie, de chaleur et de fêtes. Mais leur rêve d'achever la tournée en apothéose à Paris vole en éclats : la trahison d'un vieil 'ami' fait perdre à Joachim la salle qui leur était promise. Un bref aller et retour dans la capitale s'impose, qui rouvre violemment les plaies du passé...

 

 

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:53

Quand chez les débauchés l'aube blanche et vermeille

Entre en société de l'Idéal rongeur,

Par l'opération d'un mystère vengeur

Dans la brute assoupie un ange se réveille.

 

Des Cieux Spirituels l'inaccessible azur,

Pour l'homme terrassé qui rêve encore et souffre,

S'ouvre et s'enfonce avec l'attirance du gouffre.

Ainsi, chère Déesse, Être lucide et pur,

 

Sur les débris fumeux des stupides orgies

Ton souvenir plus clair, plus rose, plus charmant,

A mes yeux agrandis voltige incessamment.

 

Le soleil a noirci la flamme des bougies ;

Ainsi, toujours vainqueur, ton fantôme est pareil,

Ame resplendissante, à l'immortel soleil !

 

L'aube spirituelle - Charles BAUDELAIRE (1821-1867) 

 

 

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