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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 09:18

Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage

Où Naples réfléchit dans une mer d'azur

Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,

Où l'oranger fleurit sous un ciel toujours pur.

Que tardez-vous? Partons! Je veux revoir encore

Le Vésuve enflammé sortant du sein des eaux;

Je veux de ses hauteurs voir se lever l'aurore;

Je veux, guidant les pas de celle que j'adore,

Redescendre, en rêvant, de ces riants coteaux;

Suis-moi dans les détours de ce golfe tranquille;

Retournons sur ces bords à nos pas si connus,

Aux jardins de Cinthie, au tombeau de Virgile,

Près des débris épars du temple de Vénus :

Là, sous les orangers, sous la vigne fleurie,

Dont le pampre flexible au myrte se marie,

Et tresse sur ta tête une voûte de fleurs,

Au doux bruit de la vague ou du vent qui murmure,

Seuls avec notre amour, seuls avec la nature,

La vie et la lumière auront plus de douceurs.

 

De mes jours pâlissants le flambeau se consume,

Il s'éteint par degrés au souffle du malheur,

Ou, s'il jette parfois une faible lueur,

C'est quand ton souvenir dans mon sein le rallume;

Je ne sais si les dieux me permettront enfin

D'achever ici-bas ma pénible journée.

Mon horizon se borne, et mon oeil incertain

Ose l'étendre à peine au-delà d'une année.

Mais s'il faut périr au matin,

S'il faut, sur une terre au bonheur destinée,

Laisser échapper de ma main

Cette coupe que le destin

Semblait avoir pour moi de roses couronnée,

Je ne demande aux dieux que de guider mes pas

Jusqu'aux bords qu'embellit ta mémoire chérie,

De saluer de loin ces fortunés climats,

Et de mourir aux lieux où j'ai goûté la vie.

 

Tristesse - Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)

 

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 09:10
Tout va bien ma chérie, ne t'en fais pas...
J'ai toujours de l'amour, encore des pensées pour toi...
Je suis à chaque fois triste quand tu ne réponds pas...
Quand tu disparais dans la vie, dans tes bois...
Tu restes cependant la lueur au fond de mon émoi...
Tu es lointaine mais inexorablement au fond de moi...
J'irai aujourd'hui à la rivière pour y tremper mes doigts...
Je me souviendrais de la fois où je les avais mis en toi...

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 08:34

La diane chantait dans les cours des casernes,

Et le vent du matin soufflait sur les lanternes.

 

C'était l'heure où l'essaim des rêves malfaisants

Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents ;

Où, comme un oeil sanglant qui palpite et qui bouge,

La lampe sur le jour fait une tache rouge ;

Où l'âme, sous le poids du corps revêche et lourd,

Imite les combats de la lampe et du jour.

Comme un visage en pleurs que les brises essuient,

L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient,

Et l'homme est las d'écrire et la femme d'aimer.

 

Les maisons çà et là commençaient à fumer.

Les femmes de plaisir, la paupière livide,

Bouche ouverte, dormaient de leur sommeil stupide ;

Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids,

Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts.

C'était l'heure où parmi le froid et la lésine

S'aggravent les douleurs des femmes en gésine ;

Comme un sanglot coupé par un sang écumeux

Le chant du coq au loin déchirait l'air brumeux ;

Une mer de brouillards baignait les édifices,

Et les agonisants dans le fond des hospices

Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.

Les débauchés rentraient, brisés par leurs travaux.

 

L'aurore grelottante en robe rose et verte

S'avançait lentement sur la Seine déserte,

Et le sombre Paris, en se frottant les yeux,

Empoignait ses outils, vieillard laborieux.

 

Le crépuscule du matin - Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 08:27

Je sais que ma joie est prochaine,

Que bientôt je vous dois revoir,

Mais que l'impatience est une étrange peine !

Je languis dans ce doux espoir.

Pour vous, dans votre solitude,

Êtes-vous sans inquiétude ?

Le calme et les plaisirs vous suivent-ils toujours ?

Ne regrettez-vous point vos aimables demeures ?

Et ne comptez-vous point les jours,

Dont je compte toutes les heures ?

 

Je sais que ma joie est prochaine - Antoine de LA SABLIERE (1624-1679)

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 09:23

Avril, dont l'odeur nous augure

Le renaissant plaisir,

Tu découvres de mon désir

La secrète figure.

 

Ah, verse le myrte à Myrtil,

L'iris à Desdémone :

Pour moi d'une rose anémone

S'ouvre le noir pistil.

 

Avril, dont l'odeur nous augure - Paul-Jean TOULET (1867-1920)

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 08:48

On se marie par manque de jugement. On divorce par manque de patience. Et on se remarie par manque de mémoire.   [André Roussin]

 

Avant notre venue, rien ne manquait au monde. Après notre départ, rien ne lui manquera.   [Omar Khayyâm]

 

Le manque de courage n'est qu'un manque de bon sens.   [Georges Meredith]

 

La femme est assez proche de l'homme, comme l'épagneul breton. A ce détail près qu'il ne manque à l'épagneul breton que la parole alors qu'il ne manque à la femme que de se taire.   [Pierre Desproges]

 

Celui-là qui se plaint que le monde lui a manqué, c'est qu'il a manqué au monde.   [Antoine de Saint-Exupéry]

 

Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard, c'est notre regard qui manque de lumière.   [Gustave Thibon]

 

Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur. L'être encore à quarante ans, c'est manquer de jugement.   [George Bernard Shaw]

 

Qu'une personne vous manque est moins grave que de ne manquer à personne.   [Grégoire Lacroix]

 

Le bonheur humain est composé de tant de pièces qu'il en manque toujours.   [Jacques-Bénigne Bossuet]

 

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.   [Alphonse de Lamartine]

 

En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de la sincérité.   [Léon Tolstoï]

 

Un dessert sans fromage est une belle à qui il manque un oeil.   [Anthelme Brillat-Savarin]

 

Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles.   [Les Brown]

 

Nous ne savons jamais si nous ne sommes pas en train de manquer notre vie.   [Marcel Proust]

 

La mort est un manque de savoir-vivre.   [Alphonse Allais]

 

La jalousie, c'est un manque d'estime pour la personne qu'on aime.   [Ivan Bounine]

 

Que peut-il manquer à ma femme ? Elle a tout ce qu'il me faut !   [Marbeau]

 

On s'étonne que la mante religieuse dévore son mâle après l'amour. Il ne manque pourtant pas de femmes qui en font autant.   [Etienne Rey]

 

Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons.   [Arnaud Desjardins]

 

On ne manque de rien quand on n'aime rien.   [Amélie Nothomb]

 

C'est quand on a tout que le reste vous manque.   [Ylipe] 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:06

... c'est qu'on a manqué tout le reste.

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 08:55

Une douceur splendide et sombre

Flotte sous le ciel étoilé

On dirait que là-haut, dans l’ombre

Un paradis s’est écroulé.

 

Et c’est comme l’odeur ardente,

L’odeur fiévreuse dans l’air noir,

D’une chevelure d’amante

Dénouée à travers le soir.

 

Tout l’espace languit de fièvres.

Du fond des coeurs mystérieux

S’en viennent mourir sur les lèvres

Des mots qui font fermer les yeux.

 

Et de ma bouche où s’évapore

Le parfum des bonheurs derniers,

Et de mon coeur vibrant encore

S’élèvent de vagues pitiés

 

Pour tous ceux-là qui, sur la terre,

Par un tel soir tendant les bras,

N’ont point dans leur coeur solitaire

Un nom à sangloter tout bas.

 

Une douceur splendide et sombre - Albert SAMAIN (1858-1900)

 

http://www.tendrebulle.fr/public/Photos_du_jour_4/377487.jpg

 
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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 08:53

Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues

Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu

Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud

Pour la neige qui fond pour les premières fleurs

Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas

Je t'aime pour aimer

Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas

 

Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu

Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte

Entre autrefois et aujourd'hui

Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille

Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir

Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie

Comme on oublie

 

Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne

Pour la santé

Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion

Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas

Tu crois être le doute et tu n'es que raison

Tu es le grand soleil qui me monte à la tête

Quand je suis sûr de moi.

 

Je t'aime - Paul Eluard - Le Phénix

 

http://www.tendrebulle.fr/public/Photos_du_jour_4/tumblr_lj4dzz1gi51qao8u4o1_500.jpg

 
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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 09:41
Le cimetière du Père-Lachaise est le plus grand cimetière de Paris intra-muros et l'un des plus célèbres dans le monde. Situé dans le 20e arrondissement de la ville, de nombreuses personnes célèbres y sont enterrées.
 

Ce cimetière fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 juin 1993.

 

L'une des sept collines de Paris, appelée Champ-l'Évêque car elle appartenait au Moyen Âge à l'évêque de Paris, prit au XIIe siècle le nom de Mont-aux-Vignes, pour les cultures que l'on y réalisait alors. En 1430, un riche commerçant du nom de Régnault de Wandonne acheta le domaine afin d'y faire construire une maison cossue : une folie. C'est l'origine du nom de l'actuelle rue de la Folie-Regnault dans le 11e arrondissement.

 

Deux siècles plus tard, les Jésuites acquièrent le terrain pour en faire un lieu de repos et de convalescence. La maison accueille quelques heures le jeune roi Louis XIV venu assister sur ces hauteurs à des combats lors de la Fronde. Cet événement donnera au lieu le nom de Mont-Louis. Mais le plus illustre occupant fut François d'Aix de La Chaise (1624-1709), dit le Père La Chaise, confesseur du roi de France Louis XIV, qui exerça une influence modératrice sur celui-ci dans la lutte contre le jansénisme. Il y demeurera de 1675 jusqu'à sa mort en 1709.

 

Le comte de La Chaise, frère du père jésuite, donna de nombreuses fêtes sur le domaine, ce qui contribua à son agrandissement et son embellissement. Mais en 1762, la Compagnie de Jésus fut contrainte de céder le terrain en raison d'une dette du père de Jacy. Au fil des années, les jardins furent laissés à l'abandon et les propriétaires se succédèrent, pour revenir, le 9 Ventôse an XI au préfet de la Seine, Nicolas Frochot, contre la somme de 180 000 francs.

 

Avec la fermeture le 1er décembre 1780 du cimetière des Innocents, en application tardive de la loi de 1765 interdisant les cimetières en ville, Paris commençait à manquer de lieux de sépultures. Napoléon Bonaparte, alors consul, décréta que « chaque citoyen a le droit d'être enterré quelle que soit sa race ou sa religion », réglant le cas des mécréants, des excommuniés, des comédiens et des pauvres. Au début du XIXe siècle furent ainsi créés plusieurs nouveaux cimetières hors des limites de la capitale : le cimetière de Montmartre au nord, le cimetière de l'Est, le cimetière de Montparnasse au sud et, à l'ouest de la ville, le cimetière de Passy.

 

Le préfet de Paris décréta la transformation des 17 hectares de Mont-Louis en cimetière de l'Est. La conception du cimetière fut confiée à l'architecte néo-classique Alexandre Théodore Brongniart en 1803. En tant qu'inspecteur général en chef de la deuxième section des travaux publics du département de la Seine et de la Ville de Paris, Brongniart dessinera les grands axes sous la forme, pour la première fois, d'un immense jardin à l'anglaise, aux allées accidentées, pourvues d'arbres et de plantes aux essences diverses et bordées de sépultures sculptées. Il projettera des monuments funéraires dont finalement aucun ne sera réalisé, à l'exception de la sépulture de la famille Greffuhle, au style néo-gothique épuré.

 

Le 21 mai 1804 (1er Prairial an XII), le cimetière fut officiellement ouvert par une première inhumation : celle d'une petite fille de cinq ans, Adélaïde Paillard de Villeneuve, fille d'un porte-sonnette du faubourg Saint-Antoine. Il était à l'origine destiné aux Parisiens de l'un des quatre arrondissements de la rive droite (les 5e, 6e, 7e et 8e de l'époque), en fosse commune ou en concession perpétuelle. Mais le cimetière n'eut pas la faveur des Parisiens, qui rechignaient à se faire enterrer sur des hauteurs, de plus hors de Paris, et dans un quartier réputé populaire et pauvre.

 

En 1804, le Père-Lachaise ne comptait que 13 tombes. L'année suivante, il n'y en avait que 44, puis 49 en 1806, 62 en 1807 et 833 en 1812. En 1817, pour redorer l'image du cimetière la mairie de Paris organise le transfert des dépouilles d'Héloïse et Abélard, ainsi que de Molière et La Fontaine. Il n'en fallait pas plus : en 1830, on décomptait 33 000 tombes. Le Père-Lachaise connut à cette époque cinq agrandissements : en 1824, 1829, 1832, 1842 et 1850. Ceux-ci lui ont permis de passer de 17 hectares 58 ares (175 800 m2) à 43 hectares 93 ares (439 300 m2) pour 70 000 tombes, 5 300 arbres, une centaine de chats, une volière d'oiseaux et deux millions de visites.

 

D'illustres sculpteurs et architectes feront de ce lieu un véritable musée dès le XIXe siècle : parmi eux, Guimard, Garnier, Visconti, Paillard ou Barris. La chapelle ainsi que le portail principal d'alors (boulevard de Ménilmontant) furent conçus par l'architecte néoclassique Étienne-Hippolyte Godde en 1823 et 1825. David d'Angers créa la plupart des monuments du « Quartier des Maréchaux d'Empire ».

 

Lors de la Commune de Paris, en mai 1871, le Père-Lachaise fut le théâtre d'une véritable guerre civile, en raison de sa localisation stratégique sur la colline. Les Fédérés installèrent leur artillerie en plein cœur du cimetière, mais furent rapidement encerclés par les Versaillais de Thiers d'un côté et les Allemands de l'autre. Les 147 survivants furent fusillés le 28 mai 1871 devant le mur qui prit ensuite le nom de mur des Fédérés, au sud du cimetière.

 

Ce n'est qu'à la fin du siècle, en 1894, que débutèrent les travaux du columbarium et du crématorium, conçus en 1886 par Jean Camille Formigé dans un style néo-byzantin. L'ensemble ne fut achevé qu'en 1908.

 

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