Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 08:53

La montagne portait sa robe d'or bruni,

Or fragile tombant, feuille à feuille, des branches,

Dans le chemin, parmi la foule du dimanche,

Sur les sentiers ombreux et le gazon terni.

 

Reposés de leur course à travers l'infini,

Et doux, comme l'émoi d'une âme qui s'épanche,

Les rayons du soleil d'octobre, en nappes blanches

Sur le sol déjà froid, versaientt un feu béni.

 

Ce ne fut que le soir, en soufflant ma veilleuse,

Que me vint nettement l'inage glorieuse

Dans ses mille détails ternes et rutilants.

 

J'avais distraitement vu les choses agrestes,

Trop attentif à suivre ou deviner les gestes

D'une fille aux yeux noirs qui ramassait des glands.

 

L'éternel féminin - Alphonse BEAUREGARD (1881-1924)

 

 

Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 15:08

Nature, laisse-moi me mêler à ta fange,

M'enfoncer dans la terre où la racine mange,

Où la sève montante est pareille à mon sang.

Je suis comme ton monde où fauche le croissant

Et sous le baiser dru du soleil qui ruisselle,

J'ai le frisson luisant de ton herbe nouvelle.

Tes oiseaux sont éclos dans le nid de mon coeur,

J'ai dans la chair le goût précis de ta saveur,

Je marche à ton pas rond qui tourne dans la sphère,

Je suis lourde de glèbe, et la branche légère

Me prête sur l'azur son geste aérien.

Mon flanc s'appesantit de germes sur le tien.

Oh ! laisse que tes fleurs s'élevant des ravines

Attachent à mon sein leurs lèvres enfantines

Pour prendre part au lait de mes fils nourrissons ;

Laisse qu'en regardant la prune des buissons

Je sente qu'elle est bleue entre les feuilles blondes

D'avoir sucé la vie à ma veine profonde.

Personne ne saura comme un fils né de moi

M'aura donné le sens de la terre et des bois,

Comment ce fruit de chair qui s'enfle de ma sève

Met en moi la lueur d'une aube qui se lève

Avec tous ses émois de rosée et d'oiseaux,

Avec l'étonnement des bourgeons, les réseaux

Qui percent sur la feuille ainsi qu'un doux squelette,

La corolle qui lisse au jour sa collerette,

Et la gousse laineuse où le grain ramassé

Ressemble à l'embryon dans la nuit caressé.

Enfant, abeille humaine au creux de l'alvéole,

Papillon au maillot de chrysalide molle,

Astre neuf incrusté sur un mortel azur !

Je suis comme le Dieu au geste bref et dur

Qui pour le premier jour façonna les étoiles

Et leur donna l'éclair et l'ardeur de ses moelles.

Je porte dans mon sein un monde en mouvement

Dont ma force a couvé les jeunes pépiements,

Qui sentira la mer battre dans ses artères,

Qui lèvera son front dans les ombres sévères

Et qui, fait du limon du jour et de la nuit,

Valsera dans l'éther comme un astre réduit.

 

Nature, laisse-moi... - Cécile SAUVAGE (1883-1927)

 

2009-05-21-1

 

Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 13:40

Quand la musique est passée, quand la musique est passée
par ici, quand la musique est passée, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, éteignez les lumières.

Quand la musique est passée, quand la musique est passée,
quand la musique est passée, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, car la musique est votre amie très spéciale.
Dansez sur le feu comme elle vous y appelle,
la musique est votre seule amie, jusqu’à la fin,
jusqu’à la fin, jusqu’à la fin.

Annulez mon abonnement à la résurrection,
envoyez mes références aux maisons de détention,
j’y ai quelques amis.
Le visage dans le miroir ne s’effacera pas,
la fille à la fenêtre ne s’effondra pas.
Un festin d’amis cria-t-elle vivante
m’attend dehors.

Avant de sombrer dans le grand sommeil
je veux entendre, je veux entendre
le cri du papillon.

Reviens, baby, reviens dans mes bras.
Nous en avons assez de traîner,
d’attendre avec nos têtes collées au sol.
J’entends un bruit très doux,
si proche et pourtant si lointain, si léger, si clair,
viens aujourd’hui, viens aujourd’hui.

Qu’ont-ils fait à la terre ?
Qu’ont-ils fait à notre sœur si pure ?
Ils l’ont dévastée, pillée, éventrée, déchirée,
percée de couteaux au flanc de l’aube,
entravée de clôtures et traînée de force.
J’entends un bruit très doux…
Avec votre oreille collée au sol…

Nous voulons le monde et nous le voulons …
Nous voulons le monde et nous le voulons … Maintenant !

Nuit de Perse! Voyez la lumière !
Sauvez-nous ! Jésus ! Sauvez-nous !


Quand la musique est passée, quand la musique est passée,
quand la musique est passée, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, car la musique est votre amie très spéciale.
Dansez sur le feu comme elle vous y appelle,
la musique est votre seule amie, jusqu’à la fin,
jusqu’à la fin, jusqu’à la fin.

 

2009-11-11-3

 

Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:02

Que me veux-tu, chère fleurette,

Aimable et charmant souvenir ?

Demi-morte et demi-coquette,

Jusqu'à moi qui te fait venir ?

 

Sous ce cachet enveloppée,

Tu viens de faire un long chemin.

Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main

Qui sur le buisson t'a coupée ?

 

N'es-tu qu'une herbe desséchée

Qui vient achever de mourir ?

Ou ton sein, prêt à refleurir,

Renferme-t-il une pensée ?

 

Ta fleur, hélas ! a la blancheur

De la désolante innocence ;

Mais de la craintive espérance

Ta feuille porte la couleur.

 

As-tu pour moi quelque message ?

Tu peux parler, je suis discret.

Ta verdure est-elle un secret ?

Ton parfum est-il un langage ?

 

S'il en est ainsi, parle bas,

Mystérieuse messagère ;

S'il n'en est rien, ne réponds pas ;

Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

 

Je connais trop bien cette main,

Pleine de grâce et de caprice,

Qui d'un brin de fil souple et fin

A noué ton pâle calice.

 

Cette main-là, petite fleur,

Ni Phidias ni Praxitèle

N'en auraient pu trouver la soeur

Qu'en prenant Vénus pour modèle.

 

Elle est blanche, elle est douce et belle,

Franche, dit-on, et plus encor ;

A qui saurait s'emparer d'elle

Elle peut ouvrir un trésor.

 

Mais elle est sage, elle est sévère ;

Quelque mal pourrait m'arriver.

Fleurette, craignons sa colère.

Ne dis rien, laisse-moi rêver.

 

A une fleur - Alfred de MUSSET (1810-1857)

 

mg1507modifiermodifier2

 

mg1315modifiermodifier2

 

mg1423modifiermodifier

 

mg1781modifiermodifier

 

mg1805modifiermodifier

 

mg1984modifiermodifier

 

mg1993modifier

 

triptyqueplaisirsolitai

 

Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 10:52

Jeanne chante ; elle se penche

Et s'envole ; elle me plaît ;

Et, comme de branche en branche,

Va de couplet en couplet.

 

De quoi donc me parlait-elle ?

Avec sa fleur au corset,

Et l'aube dans sa prunelle,

Qu'est-ce donc qu'elle disait ?

 

Parlait-elle de la gloire,

Des camps, du ciel, du drapeau,

Ou de ce qu'il faut de moire

Au bavolet d'un chapeau ?

 

Son intention fut-elle

De troubler l'esprit voilé

Que Dieu dans ma chair mortelle

Et frémissante a mêlé ?

 

Je ne sais. J'écoute encore.

Etait-ce psaume ou chanson ?

Les fauvettes de l'aurore

Donnent le même frisson.

 

J'étais comme en une fête ;

J'essayais un vague essor ;

J'eusse voulu sur ma tête

Mettre une couronne d'or,

 

Et voir sa beauté sans voiles,

Et joindre à mes jours ses jours,

Et prendre au ciel les étoiles,

Et qu'on vint à mon secours !

 

J'étais ivre d'une femme ;

Mal charmant qui fait mourir.

Hélas ! je me sentais l'âme

Touchée et prête à s'ouvrir ;

 

Car pour qu'un cerveau se fêle

Et s'échappe en songes vains,

Il suffit du bout de l'aile

D'un de ces oiseaux divins.

 

Jeanne chante ; elle se penche - Victor HUGO (1802-1885)

 

2009-11-20-3

 

Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:36

Peut-être serai-je plus gaie

Quand, dédaigneuse du bonheur,

Je m'en irai vieille et fanée,

La neige au front et sur le coeur :

 

Quand la joie ou les cris des autres

Seront mon seul étonnement

Et que des pleurs qui furent nôtres

Je n'aurai que le bavement.

 

Alors, on me verra sourire

Sur un brin d'herbe comme au temps

Où sans souci d'apprendre à lire

Je courais avec le printemps.

 

Peut-être serai-je plus gaie  - Cécile SAUVAGE (1883-1927)

 

 

Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:10
Oui, je l'emmerde, lui et son art du bonheur. J'emmerde ses bouquins à la con qu'on lit, dont on ne retient rien si ce n'est un mal de crâne ou une prise de tête avec une fille qui vous dit que c'est vachement bien mais qui s'y connait pas plus que vous en bonheur. J'emmerde également tous les lamas et leur sale gueule. J'emmerde Serge et Bernard tout autant. J'emmerde la philosophie tibétaine, le lait de yack et l'Himalaya. J'emmerde le Dalaï, son sourire idiot et forcé, sa capacité à parler de rien avec tout le monde, ses thèses simplistes et convenues. J'emmerde son bon sens, ses théories insensées ou pleines de sens, ses démonstrations qui tombent sous le sens, ses explications à contre-sens, je vais plutôt boire des coups au Clos des Jacobins à Sens. J'emmerde sa tunique grotesque, sa toge de figurant dans Astérix chez les Sioux, ses sandales Birkenstock, sa coupe de cheveux au poil et ses lunettes à la con. Je l'aime bien au fond mais je l'emmerde. Fuck le bonheur ! Y'a pas de bonheur et pis c'est tout. D'ailleurs le bonheur, c'est bien simple : je l'emmerde !
 
Dalai Lama

 

Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 08:18
Nino Ferrer est un musicien méconnu. Au sein de notre mémoire collective, il reste connu pour son Sud, sa Rue Madureira, sa Maison près de la fontaine et pour ses farces : Mirza, les Cornichons, le Téléphon. Même s'il a eu le mauvais goût de naître en Italie (être né quelque part c'est toujours un hasard pour celui qui est né), il s'est rattrapé ensuite en décidant de mettre fin à ses jours dans la petite localité de Montcuq, si c'est pas un pied de nez dans le cul, ça. Avant cela, en 1979, à 45 ans, il publie Blanat avec son groupe (les Leggs) qui mélange le rock progressif et les effluves seventies marqués par Morrison, le Floyd, Led Zep et consorts comme sur ce titre que je vous propose maintenant. Enjoy petit oiseau...
 
0118
 
Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 08:09

Choisis-moi, dans les joncs tressés de ta corbeille,

Une poire d'automne ayant un goût d'abeille,

Et dont le flanc doré, creusé jusqu'à moitié,

Offre une voûte blanche et d'un grain régulier.

Choisis-moi le raisin qu'une poussière voile

Et qui semble un insecte enroulé dans sa toile.

Garde-toi d'oublier le cassis desséché,

La pêche qui balance un velours ébréché

Et cette prune bleue allongeant sous l'ombrage

Son oeil d'âne troublé par la brume de l'âge.

Jette, si tu m'en crois, ces ramures de buis

Et ces feuilles de chou, mais laisse sur tes fruits

S'entre-croiser la mauve et les pieds d'alouette

Qu'un liseron retient dans son fil de clochettes.

 

La corbeille - Cécile SAUVAGE (1883-1927)

 

2008-06-19-3

 

Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 13:13

IMAG4237

 

IMAG4238

 

IMAG4241

 

IMAG4242

 

IMAG4243

 

IMAG4244

 

IMAG4246

 

IMAG4249

 

Thann (68), restaurant Le Mézé, mercredi 6 juillet 2011, midi... 

 

Repost 0
Published by jaidurevertropfort.over-blog.com - dans fuck
commenter cet article

Présentation

  • : Sans blog !?!
  • Sans blog !?!
  • : Une quintessence de futilité ambiante avec des reminiscences variables de secousses telluriques, atmosphériques, éthyliques...
  • Contact

Recherche

Liens