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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 09:08

Salut les filles, voici un petit titre de rock n'roll pour se mettre en jambe un matin d'hiver...

 

Ces fameux matins d'hiver où l'on attend qu'une chose : que la journée se passe, se déroule, se vide de tout son poids. On a pas envie de se lever, de sortir, de se faire piquer par le froid, on boit du thé toute la journée, on dérape en mettant le pied dehors, il faut dégivrer le pare-brise, déneiger l'entrée, le ciel est bas et cogne sur nos têtes, l'humidité gratte la gorge, on a pas l'humeur au boulot, on fonctionne au ralenti, en pilote automatique, on se cale contre son radiateur, on déprime même si on est amoureux, on se prépare des grosses bonnes soupes de légumes, on pense et on espère que quelqu'un pense à vous au moins, au loin, dans un coin. On pleure tout seul pour un rien. Même des bras ont du mal à vous réchauffer. Dès la nuit tombée, on a envie de se coucher, de se calfeutrer, de s'enfoncer sous la couette, de vite oublier, de s'endormir pour passer à une autre journée... 

 

Ces journées d'hiver insupportables où notre gorge tousse plus qu'à l'accoutumée, où nos doigts semblent ne plus être ravitaillés en sang chaud, où notre nez se répand en secrétions diverses et variées, où nos lèvres désèchent et se gercent, où un bisou sur les lèvres d'un autre ressemble à une rencontre de masques en carton, où nos bronches s'encrassent, où notre pharmacien sourit lorsqu'il fait sa caisse du soir, où nos poumons s'enveniment, où l'air glacial enrobe notre cou pour nous embrasser d'une angine blanche.

 

C'est une période où l'on arrête d'aimer même si l'on aime, où le corps se rendort, la libido se loge dans un cagibi et où le temps paraît bien trop long par rapport à ce qu'on vit...

 

L'hiver, on se retrouve avec soi-même, tout au fond de soi, on se parle, on discute avec son intérieur, on fait le point, on débriffe, on tourne des pages, on se prépare à de nouvelles résolutions qu'on ne tiendra pas. L'hiver, on se met au ralenti, on efface, on oublie. On oublie qu'on vit aussi et c'est parfois reposant... 

 

 
A la St André, dégage sale gueule, je peux plus t'encadrer...
  
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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 09:33

Aujourd'hui lundi 29 novembre est le tout premier jour du nouveau reste de mon éternité de bloggueur, qui sera longue, prometteuse, ambitieuse, capricieuse, belliqueuse, nerveuse et radieuse. Ce jour marque donc le commencent du début de la suite de mes pérégrinations internes que personne ne lit, vu que personne n'a cette adresse, hihi... J'ai en effet décidé d'être un ermite de la blogosphère, d'avoir un endroit où je puisse m'exprimer tout seul sans que personne ne me lise : quelle jouissance ! Faut dire que ça m'a pas beaucoup porté chance d'écouter les autres sur le net, de m'intéresser à eux, de plonger dans leurs soucis et d'essayer de les partager. Il y a tellement de gens à croiser sur le net qu'on finit toujours par en croiser d'autres qui vous font moins chier. A présent, j'ai décidé de ne plus avoir d'amis virtuels ou de types qui vous lisent en laissant des commentaires bidons juste pour briller eux-mêmes. Je vous pisse dans la bouche les gens, vous ne valez rien, on ne peut vous faire confiance, il n'y a que votre cul qui vous intéresse au fond. Vous n'êtes rien de plus qu'une personnication aigüe de l'égoïsme de foire, de l'égocentrisme miroité, du narcissisme exacerbé, de l'ingratitude incarnée, de l'altruisme hypocrite. Je vous pisse aussi à la raie les gens et je vous met des doigts dans le cul car ça, vous aimez bien, puisque ça intéresse votre cul de pouvoir tortiller. Je ne vous encule même pas, cela demande trop d'effort et ça fait longtemps que vous ne me faites plus bander les gens, si sexy que vous soyez. Et quand je dis sexy, c'est une image d'Epinal. Vous n'êtes plus sexy depuis longtemps avec votre mépris contenu, vos mensonges qui vous arrangent, vos sourires faux qui sonnent vrais, votre soupçon d'intelligence qui ne se doute guère que vous ne valez pas plus que les autres, votre suffisance à vous croire bons ou justes, votre capacité à faire souffrir ceux qui vous aiment sans en vous rendre compte, ou pire, en vous en foutant. Vos erreurs de jugements, votre culpabilité compatissante, votre bienveillance condescendante, vos fautes de casting, votre petite vie étriquée qui est le seul espoir auquel vous puissiez vous raccrochez. Vous êtes des gros nazes les gens, affreusement bêtes et ingrats, remplis de croyances dont vous vous exonérez. Puisque vous êtes sans conviction, vous ne croyez à rien, donc à tout et n'importe quoi. Vous êtes vos propres marionnettes que vous laissez manipuler par votre faiblesse, par votre coeur d'artichaud, par vos doutes, par vos hormones qui ont pris le pouvoir de votre corps et de ses agissements. Vous n'êtes rien de plus qu'un bateau perdu sur l'océan qui se laisse chahuter par les vagues et les creux, qui accepte le roulis, qui supporte les tempêtes de la vie non pas en les affrontant mais en buvant la tasse comme un fier moussaillon. Les gens, vous êtes des cons...

 

 

 

A la St Saturnin, pompe moi tout mon venin...

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 17:55
Difficile de choisir une chanson de L'Imprudence, son album le plus poétique, le plus conceptuel, le plus mélancolique et audacieux. J'ai choisi celle là pour son texte qui me parle à chaque fois...
Sommes nous des gonzesses ? Je pense que oui.
Le fameux titre où Alain prend la contre-allée...
Une chanson erotico-mélancolique qui nous emmène sur la lande...
La chanson rock de Fantaisie militaire.
L'autre jour, on m'a dit que Bashung, c'était pas du bloues...
Le Bashung folk-americana tout en simplicité...
La grivoiserie made in Boris.
Parce qu'un titre qui porte ce titre ne peut que ne pas l'être réellement...
La plus belle chanson sur la rupture amoureuse même si c'est jamais beau, au fond...
Message personnel à l'attention de maman ?
Live Tour 85, summum de tension rock n'roll sur scène.
Un titre electro-pop aux textes qui claquent sur une plage...
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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:16

Elle s’ennuyait, c’était exprès. Son homme était partie rejoindre ses filles dans le Nord.
Elle ne l’aimait plus depuis longtemps. Elle l’exécrait, le haïssait en secret mais ne lui disait qu’à demi-mots car elle craignait sa violence en retour.

Elle s’ennuyait, c’était exprès. Elle refusait les dragueurs qui lui tournaient autour sur le net, les lourdeaux. Elle se désintéressait des hommes malgré sa solitude et sa frustration grandissante.

 

Elle s’ennuyait, c’était exprès. Un jour, un déclic. Un petit mot sur le profil d’un de ses contacts l’émoustille. C’est pas trop son genre de provoquer mais elle y va. Elle lui dit que ça l’a ému et un peu plus que ça. En un instant, sa libido morne et rangée au placard, refait des siennes. Les mots s’enchaînent, jouent entre eux, s’érotisent. Les discussions deviennent torrides, régulières, obligatoires. La tendresse se mêle au vice, le tout doux se mélange au tout fou. L’intimité s’installe, la confiance surtout et le désir aussi.

 

Elle parle d’elle comme elle n’a jamais su le faire à un inconnu. Elle lui avoue ses désirs, des désordres, ses envies, ses expériences. Il la fait voyager à travers les mots qu’il emploie et qui la submerge, qui finissent par l’exciter au plus au point jusqu’au point de le désirer fiévreusement. Les confessions intimes succèdent aux conversations chaudes, l’imaginaire se met en route, le fantasme fait mouiller l’intérieur des cuisses. Les mots ne suffisent plus. Elle dévoile son corps par photos interposées. Les images deviennent de moins en moins chastes, de plus en plus suggestives et complètement jouissives.

Les pensées s’entrechoquent. Elle n’a plus que lui dans sa tête, elle l’a même dans sa peau. Les textos se succèdent, l’érotisme atteint son paroxysme quand de simples mots de lui sortis de son téléphone l’a font perdre tout sens commun et l’a font jouir là, seule dans sa salle de bains. Elle en a les jambes et le souffle coupés, autant que son esprit n’aurait jamais pensé que ça pourrait lui arriver… Quelque chose d’irréel qu’elle n’avait jamais ressenti dans sa propre vie à elle.

 

Elle ne s’ennuyait plus, c’était pas exprès non plus. Les messages continuaient, les caresses intimes s’enchaînaient, les envies jaillissaient, les jouissances se succédaient pendant les semaines qui suivaient, l’excitation perdurait. Elle se masturbait rien qu’à y penser. Elle avait retrouvé le feu en elle et ça la rendait tellement vivante.

Sa vie conjugale passée était devenue si terne avec un homme qui avait perdu toute sensualité à son égard qu’elle en était perdue. Il l’a pénétrait au milieu de la nuit sans demander son accord, sans aucune sensibilité, cela la dégoûtait…

 

Elle rêvait à des caresses envolées, des bisous dans le cou, des méga-pelles partagées, aux petits oiseaux que cela, en elle, provoquait. Elle aimait l’amour torride et cochon aussi, mais il lui fallait l’emballer de fantasmes et de poésies, ce qui, avec son mari, était fini.

Après deux mois de joutes orales, virtuelles et ascensionnelles, elle décide de le rencontrer. Elle fait des kilomètres pour aller à sa rencontre mais elle s’en fout, elle en aurait fait le double s’il avait fallu. Son imagination la transporte. Elle pense à lui. Elle l’imagine lui faisant l‘amour. Elle se fait rougir toute seule en conduisant. Elle s’arrête à la dernière aire pour ajuster son maquillage et remettre de l’ordre entre ses cuisses. Après trois cents kilomètres d’autoroute plus tard, elle y est. Elle sait qu’elle va passer un moment inoubliable, elle en est convaincue rien quand respirant l’air ambiant.

 

Le cœur battant au bord de l’océan. Mi-juin. Le Sud-Ouest. Un parking. La nuit vient de tomber. L’attente. Un monospace vient de se garer à ses côtés. C’est lui. Il descend de voiture et vient à sa rencontre. Elle fait de même et se dirige vers lui le sourire aux lèvres. L’étreinte est fougueuse et immédiate. Le baiser langoureux et appuyé. Les corps se serrent, se palpent, se découvrent maladroitement mais avec un désir énorme. Le temps s’arrête, les corps brûlent d’envie, les cœurs pompent. L’impatience est enfin récompensée. Elle se sent divinement bien dans le sentiment de cet instant qu’elle vit pour la toute première fois.

 

Mais l’impatience revient à la charge. Elle l’entraîne dans sa voiture à lui. Elle avait convenue sur le net que pour cette première rencontre qu’elle lui ferait l’amour dans sa voiture, qu’elle lui grimperait dessus, qu’elle prendrait le contrôle et qu’il n’aurait pas le droit de la toucher. Elle ferait tout, toute seule et il se laisserait faire.

Elle a la tête qui tourne, le sentiment d’un tourbillon qui l’emporte. Elle s’est assise sur lui. Malgré les consignes il lui dégrafe quelques boutons de sa robe pour faire apparaître ses seins…

 

 Elle lui déboutonne son jean, passe sa main dans le boxer. Elle en extrait la queue de l’homme et lui la lèche avec une envie dévorante. Elle le prend en bouche et le suce de longues minutes, faisant remonter sa langue de long de la tige, lui suçotant le gland. Elle s’interrompt car elle a beaucoup trop envie de sa bite à l'intérieur d’elle alors elle soulève sa petite robe sexy et elle s’assied sur lui. Sa bite la remplit parfaitement, on aurait dit qu’elle avait les mensurations idéales qu’elle attendait pour faire l‘amour avec. Elle a la tête qui tourne, elle est si bien, il est enfin en elle, énorme en elle et elle se sent comme protégée de tout. Elle s’empale sur cette pine divine, accompagnant ses trésautements de ses premiers gémissements. Elle prend un premier orgasme dans cette position, dans cette voiture sur cette queue qu’elle avait longtemps fantasmé. Son amant réjoui a l’œil qui luit et lui dit : « c'est donc comme ça que tu jouis... »

 

Elle n'a qu'une chose en tête : c'est faire tout ce qu'elle a prévu de faire avec son homme. La la nuit leur appartient. Ca faisait longtemps qu’elle ne s'était pas sentie aussi bien. Les ébats ont laissé des traces et les vitres du monospace sont entièrement embuées, comme pour rendre hommage à la première étreinte entre Rose & Jack dans Titanic…

L’instant est magique. Elle s’en rend bien compte. Cette nuit pornomantique ne fait que débuter.

 

L’hôtel en centre ville. La chambre est sommaire, petite, parfaite. Elle s’en fiche. La lumière de la rue tamise l’atmosphère de la pièce qui dévoile les ombres des corps, le flou des gestes. Les réverbères se reflètent sur la peau des deux amants, les accompagnant dans leurs mouvements.

Les mains découvrent le corps. C’est à son tour de se laisser faire. Elle aime les caresses qu’il lui prodigue. Elle aime ses baisers chauds et pleins de velours. Elle aime sa langue dans sa bouche, sa langue sur son sexe, sa langue dans son sexe. Elle aime le regard perçant qui vient rencontrer le sien quand il lui dévore sa petite chatte huilée. Elle aime son regard conquis pendant qu’elle lui avale sa queue. Elle aime quand il lui baise la bouche avec frénésie et qu’il vient se répandre au fond de sa gorge. Elle aime guider son partenaire pour qu’il la prenne par derrière, qu’il s’enfonce entre ses fesses, avec douceur et noblesse. Jamais on ne l’avait sodomiser avec tant de tact, de dextérité et de plaisir à l’arrivée. Il lui tire les cheveux en arrière pendant qu’il coulisse en elle et ça la rend folle. Elle aime ce sentiment de se sentir si cochonne, si femme, si libre à cet instant précis. De l’amour brut avec un soupçon de douceur dans les gestes et de sensualité dans l’approche. Quelque chose de sauvage et langoureux, de primaire et d’amoureux…

 

La nuit est allée se coucher avant eux. Elle ne sait plus trop ce qu’elle a vécu. Elle ne s’est plus combien de fois, elle a joui. Cinq fois ? Six fois ? D’avantage ? Elle se souvient qu’il a joui entre ses lèvres, au fond de son sexe, au fond de son cul. Elle a joui assise sur lui, elle a joui pendant qu’il l’enculait ou en missionnaire. Elle a joui plusieurs fois rien qu’avec sa langue entre ses cuisses. Jamais elle n’avait enchaîné les orgasmes de la sorte. Jamais ça n’a été aussi intense et évident. Elle vient de vivre un moment d’exception, irréel, comme suspendue entre terre et ciel. De ces moments dont on est pas sûr qu’il se reproduiront un jour. Il a fallu libérer la chambre à midi. Après quelques étreintes affectueuses dans la voiture, il a fallu se quitter en début d’après-midi, chacun repartant dans sa vie à lui.

 

Depuis la vie l’a séparé de lui. Il a fallu l’oublier même si c’est impossible et même si son simple souvenir la rend toute humide en plein rayon charcuterie au supermarché. Elle ne s’est pas s’il elle l’a aimé. Elle sait juste qu’elle ne s’était jamais entendu comme ça avec en homme, et qu’il a réveillé en elle un désir qu’elle avait enfoui pendant des années et pendant sa malheureuse aventure précédente. Elle ne regrette rien. Elle se rend bien compte que ce qu’elle a vécu est magnifique et magique. Et elle se dit qu’il faut parfois rester sur ces images là plutôt que de s’enfoncer dans une habitude et un quotidien qui seront tout autres…

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 11:58

Nous vivons dans un monde où la verbalisation est la règle et le silence l’exception. Nous vivons au milieu d’un torrent de mots ; si bien que la valeur du silence nous échappe le plus souvent ; et pourtant, il est difficile de séparer le silence et la parole, le silence et l'intention de signification. Sans un espace entre les mots, les mots eux-mêmes seraient-ils compréhensibles ?

 

Nous ne savons plus au fond ce que représente la Parole, ni ce que signifie le silence. Pourtant, nous sentons aussi que nous avons besoin du silence. La Parole et le silence sont étroitement liés. N’est-ce pas parce qu’à sa manière le silence signifie à travers les mots autant que les mots signifient eux-mêmes ?

 

Ou bien, faut-il admettre que le silence est seulement une impuissance ou une impasse dont le langage nous libère. Le silence ne dit-il rien ? Peut-on aller jusqu’à soutenir que le silence est un langage non verbal sous-jacent au langage verbal ?

 

 

 
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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:56
Une pitite ritournelle pour remonter le moral à tous les déprimés, désenchantés, dépressurisés, déglingés... Histoire de bien rentrer dans l'hiver et son cortège de déprime... Courage quoi !
 
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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:59

J’aime pas croiser quelqu’un la première demie-heure (et des fois plus) après mon réveil.

J’aime les marrons glacés parce que c'est écoeurant à force.

J’aime pas l’odeur de la cire pour les meubles.

J’aime le champagne Laurent Perrier rosé mais ça me donne des aigreurs d'estomac.

J’aime pas les matchs France-Italie du tournoi des VI nations.

J’aime les yaourts nature au bifidus.

J’aime pas les souvenirs d’école mais alors pas du tout.

J’aime les ballades nocturnes dans Bruxelles, dans Ixelles.

J’aime pas utiliser les toilettes en plastique dans les festivals.

J’aime glisser ma main sous les vêtements d’une fille.

J’aime pas sentir qu’elle retienne ma main avec un détestable regard sombre.

J’aime me réveiller tard après m’être coucher tôt.

J’aime pas les rendez-vous dans une administration.

J’aime préparer la tartiflette

J’aime pas Charles Villeneuve.

J’aime la chanson Smile de Lilly Allen.

J’aime pas les films de Tarantino.

J’aime les groupes de rock belge.

J’aime pas avoir la barbe qui me démange.

J’aime sentir que je commence à être ivre.

J’aime pas quand on me fait remarquer que je le suis de trop.

J’aime croire que je plais à une fille.

J’aime pas quand les filles ne répondent pas.

J’aime la rue Montorgueil, près des Halles à Paris.

J’aime pas le sifflement de la cocote-minute.

J’aime le bruit des cascades et des torrents.

J’aime pas les réflexions des autres sur ma conduite de vie.

J’aime faire des pique-nique dans les ferme-auberges.

J’aime pas les boîtes de nuit.

J’aime manger une demie douzaine d’huîtres mais pas plus.

J’aime pas les longues distances en voiture.

J’aime la voix de Billie Holiday les matins embrumés.

J’aime pas épouster la poussière avec un chiffon miteux.

J’aime les tomates-mozzarella avec du gingembre dessus.

J’aime pas les westerns.

J’aime écrire des longues lettres idiotes à des amies.

J’aime pas ne pas recevoir de carte postale de Kem quand je sais qu’il est en Islande.

J’aime les films asiatiques chiants.

J’aime pas me faire réveiller par une tondeuse à gazon pendant la sieste.

J’aime apercevoir un faon, une biche ou un renard lors d’une ballade.

J’aime pas les dessins animés.

J’aime ses mains sur mon corps.

J’aime pas l’interdiction de fumer dans les bars et les restaurants.

J’aime prendre le train.

J’aime pas me brûler la langue avec une soupe de merde.

J’aime le Puligny-Montrachet blanc de plus de dix ans.

J’aime pas Serge Gainsbourg et encore moins Jane Birkin.

J’aime presque tous les films d’Alfred Hitchcock.

J’aime pas regarder le foot à la télé, disons que ça m’est passé.

J’aime le matin ne pas savoir forcément ce que je vais faire de ma journée.

J’aime pas ne plus avoir d’argent le 20 du mois.

J’aime envisager l’avenir sans prudence mais avec optimisme.

J’aime pas quand je déprime pendant quinze jours d’affilée.

J’aime les émissions Tracks, Groland et Striptease à la télévision.

J’aime pas parler au téléphone de choses sérieuses.

J’aime les souvenirs de Bruxelles avec Christelle.

J’aime pas les soirées à cinquante dans un appart où l’on ne rencontre personne.

J’aime les mojitos préparés par une serveuse peu vêtue au sourire éclatant.

J’aime pas les accidents de voiture dans lesquels j’ai été impliqué.

J’aime redécouvrir les vieux disques de Katerine.

J’aime pas Peau de Cochon.

J’aime avoir envie.

J’aime pas donner une pièce aux ouvreuses du cinéma Action à Paris.

J’aime les gros petits-déjeuners ou les brunchs magnifiques.

J’aime pas voir toujours les mêmes personnes, aller aux mêmes endroits.

J’aime l’odeur au dessous de ses bras, oui je suis comme ça.

J’aime pas les fêtes foraines, ses bruits, ses néons.

J’aime le frisson procuré par Antony & the Johnsons.

J’aime pas Maître Copi, huissier de justice à Mulhouse.

J’aime la sauce andalouse sur les frites belges.

J’aime pas quand on m’interpelle par un « Hey, toi », par un sifflement, par un klaxon.

J’aime la ville de Montréal, Québec, Canada.

J’aime pas attendre à un feu rouge à un passage pour piétons quand je suis piéton.

J’aime le Paléo Festival de Nyon en Suisse chaque mois de juillet.

J’aime pas les cris des bébés.

J’aime passer une soirée en tête-à-tête avec une fille que je découvre.

J’aime pas quand on m’appelle pour me demander : « T’es où? ».

J’aime la Duvel, la Triple Karmeliet, la Ciney, la Bourgogne des Flandres.

J’aime pas le rire des otaries qui claquent leur nageoires en attendant leur sardine.

J’aime Amélie Poulain, je lui casserai bien les reins. (signé le poète pouet)

J’aime pas attendre à un guichet de la poste ou à la caisse d’Intermarché.

J’aime écouter L’Imprudence de Bashung lorsque les feuilles tombent.

J’aime pas me justifier à une fille sur mes abus de la veille.

J’aime prendre des photos, regarder les photos des autres, faire de ma vie une photo.

J’aime pas attendre quand mes photos sont en développement.

J’aime le restaurant Le D’Antan Sancerrois, rue Bourbonnoux à Bourges.

J’aime pas l’Atomium et le Manneken Pis.

J’aime La Science des Rêves de Michel Gondry.

J’aime pas les gens qui prennent la parole et qui parlent beaucoup et fort.

J’aime boire trois litres de thé par jour. (Après on s’étonne de ne pas dormir…)

J’aime pas les gens, de manière générale.

J’aime me promener dans les rues de Freiburg et y manger des saucisses.

J’aime pas les jeux télévisés que mes parents regardent chaque jour depuis vingt ans.

J’aime boire un capuccino à la Brasserie le Cirio à Bruxelles.

J’aime pas lire le journal L’Alsace, d’ailleurs je ne le lis plus.

J’aime lire les blogs de Maud, surtout ceux qu’elle ne fait lire qu’à moi.

J’aime pas les journées sans voiture où il y a des voitures quand même.

J’aime les baskets Converse en cuir, en toile, de toutes les couleurs.

J’aime pas les présentateurs tv, je pourrais leur bomber la gueule, tous.

J’aime avoir de la musique dans les oreilles quand je me promène seul.

J’aime pas avoir quelqu’un dans mon dos quand je suis en train d’écrire.

J’aime les soirées électorales à la télé.

J’aime pas les t.o.c. de mon père qui fait des bruits de bouche en continu.

J’aime le gâteau au chocolat de maman.

J’aime pas me faire prendre pour un jambon par la Fnac.

J’aime aller faire mes courses au marché avec un panier de grand mère.

J’aime pas l’Histoire. On y apprend trop de choses honteuses.

J’aime dire des bêtises sur My Space à des gens que je connais à peine.

J’aime pas les compétitions de patinage artistique, j’exècre.

J’aime dire du mal, ça fait du bien.

J’aime pas qu’on en dise de moi. Et ouais, je suis comme toi.

J’aime Crève-cœur, l’album de Daniel Darc.

J’aime pas les séries américaines dont tout le monde parle et que je ne connais pas.

J’aime passer du temps avec moi-même.

J’aime pas devoir me raser aujourd’hui et n’en avoir absolument pas envie.

J’aime avoir des relations sexuelles avec ma main.

J’aime pas les retours entre la gare de Mulhouse et la maison de mes parents.

J’aime écouter des concerts de rock à la radio en buvant des Cuba Libre.

J’aime pas croiser des anciens potes à qui je n’ai plus rien à dire.

J’aime la calligraphie japonaise mais j’y connais que dalle.

J’aime pas les films de science-fiction, ça m’emmerde plus que tout.

J’aime couper du saucisson au Troc Café en attendant la prochaine bouteille.

J’aime pas les filles qui ne mangent pas de saucisson à cause de leur ligne.

J’aime convaincre quelqu’un qu’il s’est trompé.

J’aime pas réécouter les mêmes histoires chaque année à Noël, j’ai d’ailleurs arrêté.

J’aime savoir qu’une personne lointaine pense à moi.

J’aime pas les miaulements intempestifs et systématiques du chat le plus con du monde.

J’aime me faire caresser mais est-ce bien la peine de le dire.

J’aime pas l’hystérie chez la femme, encore moins chez l’homme.

J’aime Virginie Ledoyen, Elodie Bouchez, Eva Green, Anna Mouglalis, Mélanie Doutey

J’aime pas Fabrice Lucchini, Vincent Delerm, Jean-Luc Lahaye, Fabien Barthez.

J’aime voir une fille pleurer, pas comme un ami.

J’aime pas mes histoires d’amour à la con.

J’aime la Mer du Nord.

J’aime pas les gens qui insistent pour que tu ailles dans leur sens.

J’aime les moments de silence prolongé dans une discussion intime.

J’aime pas Pâques, Noël, Nouvel An, le 15 août, mon anniversaire, Carnaval.

J’aime acheter du papier à lettres qui coûte très cher.

J’aime pas la tequila, définitivement.

J’aime l’odeur de brassin du quartier Guinness à Dublin. Je la sens d’ici…

J’aime pas Dieu et ceux qui se déguisent en robe pour l’honorer.

J’aime quand une fille me montre ses seins sans devoir insister longtemps.

J’aime pas les baptêmes, les communions, les mariages, les funérailles.

J’aime disparaître dans la nature plusieurs semaines sans donner de nouvelles.

J’aime pas le ski alors Gounette, me fais plus chier avec ça, veux-tu!

J’aime pourtant la neige, le vin chaud, l’altitude, les chalets en bois, la fondue.

J’aime pas Zinedine Zidane, l’Abbé Pierre, David Douillet, Patrick Bruel.

J’aime bien faire des listes bidons comme ça, ça détend…

 

  

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:47
Cette nuit, j'ai rêvé que des corbeaux me picoraient la cervelle. J'étais affalé sur le sol, conscient, les yeux ouverts, le crâne offert et sanguinolent, et les bestioles faisant leur repas avec mon cervelet. Je perdais des neurones au fil des coups de becs. Je me sentais devenir bête, à perdre mes facultés et ça me rendait heureux. Heureux d'imaginer qu'on puisse devenir un imbécile ; un nain bacille heureux.

Bien sûr quand je me suis réveillé, j'étais inquiet. Pas à cause de cette histoire de corbeau mais quand j'ai réalisé que Martin Campbell (réalisateur de film dont je me demande comment on peut appeler ça des films) allait mettre en boîte un remake de « The Birds » (les oies, sot!) avec Naomi Watts et George Clooney. Tippi Hedren, elle-même, aurait d'ores et déjà annoncé un désastre couru d'avance. Non, mais vous imaginez Clooney se faisait attaquer par une mouette, puis la regardant avec ahurissement et dignité qui lui rétorquerait : « Ouate else ? ». Ça m'a mis en rogne.

J'ai tenté alors de penser à autre chose : à une chaise qui attend dans la salle d'attente du docteur. Je pensais à elle la nuit quand il n'y a personne dessus. Il faut penser que c'est l'hiver et qu'il fait froid. On ne pense jamais assez à ces choses-là. Envoyez vos dons à : « Ne laissons pas nos culs tomber de nos chaises même quand on apprend un truc pas cool! BP 33 Villeneuve-la-Garenne».

Parfois je pense à ma grand-mère qui est tout là haut dans le ciel et qui m'offrait dans gâteaux tous les dimanches après-midi, avec une drôle d'odeur. En plus, c'est pas possible comme rêve! Les gâteaux de ma grand-mère était toujours impeccablement moelleux et sentait bon le sable chaud de sa pâte, la confiture de mûres et les amandes tout juste grillées.

J'ai rêvé ensuite que j'étais avec une fille que j'ai aimé et qu'on remplissait un caddie dans un supermarché juste en face de chez mes parents (alors qu'en face de mes parents, il y a un concessionnaire de voitures italiennes à la con. Ça m'énerve de faire des rêves pas crédibles). Bref, on arrive à la caisse, je paye. Et en voulant partir, je me rends compte que la fille a disparu. Je me suis mis à sa recherche dans les allées de la galerie marchande, sur le parking, dans des prés, sur des aires d'autoroutes, sur d'interminables passerelles piétonnes, mais je ne l'ai jamais retrouvé (et je sais plus du tout ce que j'avais fait de mes courses à la fin).

J'ai enfin rêvé que j'embrassais une fille, que j'avais envie que ce soit une certaine personne mais je n'arrivais jamais à voir son visage et je n'étais donc pas sûr d'embrasser la bonne personne. C'était très frustrant déjà que ça fait six mois que je n'ai plus embrassé personne. Ça fait vraiment chier les rêves à la fin!

En plus au réveil, c'est la sinistrose, on pense à sa cirrhose plutôt qu'à sa vie en rose, c'est un pré en bulles à toutes les hallucinoses! Bon, rêver, c'est souvent pourri, ça fait se poser plein de questions qui servent à rien, ça donne lieu à des interprétations aléatoires (et ne me parlez pas du bouquin de Sigmund) alors qu'on a autre chose à faire de notre vie surtout quand il fait un soleil comme aujourd'hui. Bonne journée les kids!
 
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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:42

D'avoir toujours envie, (oh oui!)
de retomber amoureux, (que voulez-vous!)
d'avoir soif, toujours soif, (soif d'envie surtout)
de bander de plus belle, (ouais enfin, plus aussi dur qu'avant...)
de s'imaginer qu'on est fou d'elle, (ça fait du bien)
de croire en l'avenir, (ça j'avoue, ça dure jamais très longtemps)
d'avoir envie d'aventure, (ben oui)
de s'exciter comme ça, (oh oui, encore)
de se faire des films en entier, (parce que des films sans la fin, ben ça me laisse un peu sur ma ...)
de se lever du bon pied, (pas tous les jours non plus)
de s'entendre dire « je t'aime », (c'est très agréable quoi qu'il en soit)
de défrayer la chronique, (parce que je le vaux bien)
de croire en l'Amérique, (j'y crois pas)
d'aller un jour à New York avec toi, (oui, oui, bientôt! enfin, si tu veux bien)
de commencer un nouveau puzzle, (pourtant je trouve ça d'un chiant)
de pas savoir où on va mais d'y aller tout de même, (oui, c'est un paradoxe parfois énervant même pour moi)
de s'affoler sans s'énerver, (ça, c'est difficile)
de s'enfuir en avant, (oui, de préférence)
de fuir sans prendre les devants, (oui toujours. Jamais trop réfléchir lorsqu'on est lâche)
de m'électriser sans s'électrocuter, (pour le jeu de mots, quoi)
de flirter avec les frontières et les fils du rasoir, (pour l'image)
de grimper sur les crêtes, (j'aime beaucoup ça)
de grignoter l'ennui, (va comprendre, Charles)
de kidnapper la fin de la fête, (absolument, kidnapper!)
de ne penser qu'à toi, (c'est pas très sain mais c'est ainsi...)
d'attendre que le jour viendra, (qu'il se dépêche tout de même!)
d'être à ce point immature, (c'est de ma faute ?)
d'être aussi borné, (ça, c'est dans les gènes)
d'être aussi adolescent dans la tête, (c'est bon d'avoir 15 ans, parfois)
de sentir que l'on dépérit, (ça, c'est tout de suite moins cool)
de croire qu'on ne va pas mourir, (me regardez pas comme ça, tout le monde fait comme ça)
d'être beau, beau et con à la fois, (mais alors vraiment très beau)
de croire au désespoir, (il faut de tout pour être heureux)
de s'immerger dans l'humour noir, (parce que l'humour n'a pas de couleur)
de m'inonder de tous tes fars, (truc qui ne veut rien dire, veuillez passer à la suite)
de se dire que c'est quand même chouette une vie, que c'est la nôtre qu'on vit, que ça passe vite, qu'on réfléchit de trop, qu'il faut la bouffer, y aller et qu'il est grand temps d'arrêter de croire tout ce qu'on l'on y a appris jusqu'ici...


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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:39
Mon grand débat rien que pour moi sur mon identité à moi...

Je suis français. Y parait. Je suis né en France. J'ai une carte d'électeur. J'ai un passeport sur lequel il est indiqué ma nationalité. Pourtant, j'ai un nom britannique, du sang allemand, une identité alsacienne mais pas strasbourgeoise, une fibre européenne mais pas celle défendue par celle (monétaire, financière, économique) de Bruxelles. Suis-je un Français de souche ? Je n'ai pas honte de dire que oui : j'ai souvent été complètement souche, n'en déplaisent aux gens sobres! Je suis français depuis combien de générations ? Il paraît que j'ai des ancêtres gallois, allemands et même vosgiens ou welches! C'est d'ailleurs assez drôle car en anglais, "gallois" se dit « welsh ».

Je suis né à Mulhouse en France en 1968. Mon papa est aussi né à Mulhouse en 1942, sous l'Occupation donc français mais pas tout à fait puisque la région avait été ré-annexée par le Troisième Reich. Mon grand-père est né à Mulhouse (décidément) en 1900, c'est-à-dire en Allemagne, puisque l'Alsace ne redeviendra française qu'en 1918. Donc, on peut difficilement dire que je sois français depuis plusieurs générations. C'est vrai qu'elle est bizarre cette ville : faut savoir qu'au cours des 220 dernières années, elle a changé sept fois de nationalité, selon les bons vouloir de l'histoire. C'est pas bien grave me direz-vous puisque nos plus grands footballeurs (Kopa, Platini, Zidane) ont chacun été des premières générations de Français portant haut les couleurs du drapeau! Le drapeau : beurk! Les couleurs : beh! L'hymne : prout! La lettre de Mondial-Moquette : aaahhh! C'est ça ma France, mes valeurs? C'est en ça que je dois me reconnaître, m'identifier, défendre, honorer ? Bullshit.

Alors je vais vous dire ce que c'est pour moi d'être français :

C'est aimer et connaître les subtilités de son vignoble, savoir en parler, le partager et faire claquer des noms dans nos imaginaires : Pic-St-Loup, Côte-Rôtie, Puligny-Montrachet, Corton-Charlemagne, Haut-Brion, Pouilly-Fuissé, Bourgueuil, Zind-Humbrecht, Gigondas...

C'est avoir été au moins une fois dans vingt villes ou régions différentes car ceux qui se revendiquent français mais qui ont jamais quitté Marseille, Paris ou Dunkerque de leur vie, franchement...

C'est aimer, apprécier, partager nos centaines de fromages (oui, c'est important!!)

C'est être fier de savoir que le cinéma et la photographie ont été inventé ici, en France (et c'est important de le rappeler de temps en temps à des amis américains persuadés que le cinéma vient d'Hollywood comme le chewing-gum)

C'est de se retrouver au fins-fonds du Costa Rica et entendre dire un chauffeur de taxi vous dire : "You are French? Ah, Sébastien Loeb!"

C'est être en Irlande en 2002 pendant le Mondial de foot et que chacun vous pose des questions sur la déroute de l'Equipe de France comme si vous étiez le sélectionneur national.

C'est revenir d'Irlande après quinze jours, débarquer au port du Havre et foncer dans la première épicerie arabe pour se jeter sur un saussiflard Bâton de Berger et un camembert (même industriel).

C'est quand un touriste américain vous dit qu'il adore la France en vous parlant d'Amélie Poulain, de Pigalle ou de Brigitte Bardot et que vous vous dîtes : quel barbot!

C'est écouter discrètement une discussion de touristes français dans un pays lointain et éviter de leur dire que vous l'êtes aussi car si c'est pour se dire : « Bonjour, on vient de Rouen », « Ah, et nous d'Avignon ». « Bon, ben, c'est bien... »

C'est le pouvoir de pouvoir dire : « Quelle tête de con cet Eric Besson! », « Quelle tête de pneu, ce Brice Hortefeux! », « Quelle tête en bois, ce Charles Pasqua! », « Quelle tronche de zizi ce Nicolas Sarkozy! ».

C'est une certaine idée de la culture qui s'exporte dans le monde : David Guetta, Patricia Kaas, Jean Reno, Richard Clayderman, Chanel, Dior, Givenchy, Christian Audigier, Jean-Michel Jarre (:D)

C'est pouvoir manger chaque jour une spécialité culinaire différente (même si elle n'est pas française)

C'est aimer Christophe Dugarry car il marque un but au bon moment alors qu'on le sifflait il y trente secondes car c'est une chèvre (et en plus, c'en était une!)

C'est aimer Gainsbourg, Dutronc, Brassens, Ferré, Nougaro, Bashung, Brel, Darc, Murat, Biolay, Lantoine car ça au moins, on sait que les Chinois ne pourront pas les copier...

C'est détester ses contemporains et en particulier les autres Français...

C'est être alsacien, ou basque, ou breton, ou complètement con.

C'est habiter Evreux alors qu'on est né à Nouakchott.

C'est ne pas y pouvoir grand chose souvent.

C'est pas très marrant en fait de se sentir français. Au fond, je trouve ça carrément chiant!

 
La prochaine révolution culturelle se fera lorsque tous les citoyens du monde brûleront leur passeport et même ceux qui n'ont jamais eu la chance (?) d'en posséder un!

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