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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 09:26

Ni les bons, ni les méchants, ni les putes, ni les truands, ni les fiers et bien sûr pas les arrogants, je n'aime pas les gens. Ni les morts, ni les vivants, ni les curés, ni les mamans, ni les vendeurs de Darty, ni les patrons de Free, je n'aime pas leurs dents. Je n'aime ni mes aînés, ni leurs parents, ni les branleurs, ni les marchands, pas les patrons de bar, ni Karine Lemarchand. Pas les installateurs, ni les passants, les brocanteurs et leurs amants, les viticulteurs et leur crémant. Je n'aime ni les Suédois, ni les Gitans, les footballeurs, pensez à leurs enfants !, les boursicoteurs et leur argent. Je n'aime pas les agriculteurs, trop paysans, les mecs du Sud et leur accent, les femmes de restaurateur et les absents. Je n'aime ni les riches, ni les branlants, les ténébreux et puis les glands, les benêts du village et Sophie Davant. Je n'aime pas les Allemands en short, les conducteurs du dimanche, les beaufs en Caddie chez Cora et les mecs qui font la loi, ni dieu, ni maître, ni avocat. Je n'aime pas les citoyens, les idéologues et les chrétiens, les mecs qui aboient, les penseurs, les Républicains. Je n'aime pas les connards et pas les gens biens, pas du tout les bidasses, ni les manichéens, ni les acteurs de cinéma, ni les poivrots en bas de chez moi, ni les collégiennes accrochées à leur portable, ni les poissoniers peu aimables, ni les types branchés, ni les petites pépés, ni les mecs à moto, ni ceux avec un aigle sur le dos, ni les travestis brésiliens, ni les mineurs chiliens, ni les dj's qui débutent leur set, ni les commandants d'Easyjet, ni les p'tites Nantaises qui montrent leur cul, ni les avaleuses de P'tit Lu, ni les Roi d'Angleterre, ni mon père, ni ma mère. Je n'aime pas les mecs de la politique et les filles de la République, je n'aime pas les boulangères et les stripteaseuses d'anniversaire, pas les chercheuses de je-ne-sais-quoi, ni les gentils archéologues, ni les merdeuses ou les proctologues. Je n'aime n'aime ni les beautés, ni les môchetés, ni les petites fées qui sucaient les boches pour se les mettre dans la poche. Je n'aime ni les limonadiers, ni les cadres commerciaux, ni les sapeurs-pompiers, ni les dresseurs de bonobos, ni les Bulgares, ni les les Balkans, ni les Africains du Sud et leurs diamants. Ni les fous de dieu, du Klu Klux Klan, ni les grenouilles de bénitier et leur verbe d'antan, ni les poules de luxe et les Bourgeoises de Dinan, ni les p'tites fliquettes, ni les discliples de Satan. Je n'aime personne, j'te dis et pourtant toi, je t'aime tant...

 

[proposition de chanson politiquement incorrecte mais qui qui passe quand même sur les médias quand on vient expliquer pourquoi et quand on a une p'tite gueule de mec que j'aime pas].

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 09:18
I've been alone with you inside my mind
And in my dreams I've kissed your lips a thousand times
I sometimes see you pass outside my door
Hello, is it me you're looking for?

I can see it in your eyes
I can see it in your smile
You're all I've ever wanted, (and) my arms are open wide
'Cause you know just what to say
And you know just what to do
And I want to tell you so much, I love you ...

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 11:40
La légèreté est une denrée rare et vite périmée. Insaisissable, elle nous file entre les doigts, au moment même où l'on s'aperçoit qu'elle est là. La légèreté est précieuse et accidentelle, comme une une culotte peut être en coton ou en dentelle. La legèreté est charmante mais occasionnelle, elle nous agresse de sa délicatesse. La légèreté est une mégère, difficile à apprivoiser et qui peut coûter cher. La légèreté est désinvolte, elle n'a l'air de rien. La légèreté est imprudente mais a la grâce virtuose. La légèreté est infidèle, on la croit sienne mais elle est trop volubile pour rester auprès de vous très longtemps. La légèreté est cependant nécessaire sinon notre ennui serait mortel. La légèreté est pleine d'humour et de frivolité...
 
« Une fois le désir comblé, une sorte de légèreté vous envahit. Cette légèreté, c'est peut-être ça, l'âme heureuse. » André Major
 
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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 18:34

Le 14 décembre 1948, une jeune femme noire, ronde comme une pomme d'amour, entre dans les studios RCA à Hollywood. Un guitariste, Jack Marshall, et un contrebassiste, Quincy Major Holey, l'accompagnent. Le mois suivant, elle fêtera ses 35 ans. En attendant, elle chante, asticote un piano, frappe du pied sur une planche à laver. Quelques heures plus tard, A Little Bird Told Me ; Baby, Baby ; Pennies From Heaven et You Were Meant For Me sont mis en boîte. Belote. Le 31, juste avant le réveillon de la Saint Sylvestre, rebelote, Rosetta ; Girls Were Made To Take Care Of Boys ; Honeysuckle Rose ; Busy Lines… coulent dans la cire. En une volée de titres, The Chee-Chee Girl est née. Champagne ! Bien d'autres séances suivront qu'on aura plaisir à retrouver dans un merveilleux assortiment de bonbons acidulés, (The Chee-Chee Girl), The Complete RCA Victor Recordings. Je vous en prie, servez-vous, prenez-en autant que vous voulez !

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Formée au piano par Fats Waller, la voix de Rose Murphy, sa façon de chanter ne doivent rien à personne. Combien même sont-ils à lui avoir suggéré de ne pas chanter tant son timbre peut sembler singulier, aigrelet, comme si la mue n'était pas venue, à prétendre que sa voix, restée celle d'une petite fille n'était bonne qu'à égrener des comptines en sautant à la corde ? J'imagine que rien n'est facile quand les grandes chanteuses de l'époque s'appellent Billy Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Helen Humes, Betty Carter

Example
photo: Rodney Jay Atienza

Reste le plaisir prodigué, au piano pour commencer qu'elle explore d'une façon non moins personnelle, formidablement rythmée, tout à la fois ferme et souple. Et puis la voix. Une voix d'ange, d'enfant de chœur plus exactement, dont la candeur crisse comme peut parfois crisser le sucre, agacer les dents. Ecoutez ce que devient Honeysuckle Rose, croqué par cette voix-là. Vous m'en direz des nouvelles.
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 08:13

C'est décourageant comme cela ne m'amuse plus, j'ai l'impression de renoncer à quelque chose d'énorme puis, quand j'y réfléchis, en fait c'est tout petit-petit, c'est tout petit la vie, les amis, les relations, les choses qu'on vit, qu'on partage, ça paraît incroyablement incomensurable parfois, puis tout s'efface, tout dévient irréel, comme brouillé, comme dans un rêve, comme lointain ou n'ayant jamais existé, je me demande souvent si j'ai vécu tel moment ou si je l'ai fabulé, si j'ai rencontré telle personne, si j'ai embrassé telle autre, si j'ai pris tel avion, si j'ai passé du temps à tel endroit, je n'arrive plus à être en phase avec moi-même, avec ma propre vie, avec ma propre réalité, c'est absolument flippant, on a l'impression de ne pas vivre, de voir défiler le temps comme si l'on était déjà un esprit, on s'interroge sur soi, sur les autres, sur les raisons qui nous poussent à partager notre temps, nos envies, notre esprit, nos espoirs avec tel ou untel, on est déçu souvent des propres réponses que l'on se fait si on se les pose trop longtemps, alors on arrête, on s'enfuit, on fait comme si, on se rend compte qu'on est plus en phase avec personne, qu'on croit donner, qu'on donne pas vraiment, qu'on ne reçoit rien, qu'on aime sans grand chose en retour, à quoi bon au fond, on se dit que tout cela ne sert vraiment à rien, on se réinvente des buts, des objectifs, mais on en a marre de son propre jeu, de cette séduction, de l'hypocrisie qui cimente les relations, alors on aboie, on crie, on s'énerve, on perd des plumes, on donne des coups, on s'enfonce on ne sait pas trop où, on grogne, on s'emporte puis on s'indiffère, on s'en balance, on s'en bat les coucouilles, on se dit que tout ça est épuisant, fatiguant nerveusement et psychologiquement, que ça ne sert à rien d'aimer, et surtout pas de le dire, de le lui dire, elle s'en fout, ça la fait se refermer sur elle-même, elle n'a rien à donner, à offrir, elle parle de partage mais elle file dans les nuages, j'en ai marre, marre, marre de tout ça, marre que ça n'avance pas, que les portes se ferment, que les règles changent, que les dés soient pipés sans pour autant l'être soi-même, je m'ennuie d'être moi, de vouloir croire que je suis un autre, du regard faux qu'on porte sur moi, j'ai mal en moi, j'ai mal aux autres, j'ai mal tout court, où es le sens à tout ça, je suis dans un sens unique avec personne qui me suit et personne à rejoindre, je déambule dans ma bulle, je m'emmerde, je t'emmerde, tu m'emmerdes, tu nous emmerdes, genoux en merde, humanité sort du dico car on a tout pour être beau, encore faut-il qu'on en est envie...

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 07:46

A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par dessus ?   


Ça m'est égal d'être laide ou belle. Il faut seulement que je plaise aux gens qui m'intéressent.


C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.


Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.


Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante.


Il n'est pire sourd que ventre affamé.


Il n’y a pas d’autre forme de mort que l’absence d’amour.


Il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague.


Je ne sais pas ce qui est beau, mais je sais ce que j'aime et je trouve ça amplement suffisant.


Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai.


Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux.


L’absurdité des batailles qui sont des batailles de mots mais qui tuent des hommes de chair.


La femme est ce que l'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on a la déveine de ne pas être pédéraste.


La sacristie... c'est comme qui dirait les cabinets de la maison du Seigneur. On s'y relâche un peu.


La vie, c'est comme une dent
D'abord on y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ça vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie.


Le malheur avec un type intelligent, c'est qu'il n'est jamais assez intelligent pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent.


Le propre du militaire est le sale du civil.


Le ridicule ne tue nulle part mais aux U.S.A., il enrichit drôlement.


Le travail est l'opium du peuple... Je ne veux pas mourir drogué !


Les oiseaux sont responsables de trois au moins des grandes malédictions qui pèsent sur l’homme. Ils lui ont donné le désir de grimper aux arbres, celui de voler, celui de chanter…


Les prophètes ont toujours tort d'avoir raison. (L'Herbe rouge,1950)


L'homme est le seul animal qui accepte de mourir pourvu qu'il en tire un plaisir.


On n’est pas là pour se faire engueuler. (1954)


Pour faire du commerce, il faut, de nos jours, être américain; mais si on se contente d'être intelligent, on peut aussi bien être français.


Quand on ne sait rien, on peut tout de même trouver des choses, avec de l'imagination.


Qu'on en dise du bien ou du mal, quand tout le monde en parle, c'est un succès.


Retirez le Q de la coquille : vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille.


Si Dieu s'est fait homme pour avoir de l'autorité sur terre, c'est évidemment qu'il se rendait compte qu'un homme, ça fait tout de même plus sérieux.


Supprimez le conditionnel et vous aurez détruit Dieu.


Un uniforme ? C'est un avant-projet de cercueil.


Une solution qui vous démolit vaut mieux que n'importe quelle incertitude.

04-05032010-Mieux que rien

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 15:31

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:28

J'ai chanté aux étoiles mon amour pour toi
Et j'ai fais le calcul
Ma voix leur parviendra dans 3 milliards d'années
Surement elles vont s'éteindre
De n'avoir pu t'aimer car moi seul peut t'étreindre
A ton seul souvenir mon bonheur perle en larmes
Et s'en va, dévalés en cascades et vacarmes
Si la ville panique
Ca n'est que d'ignorer que mille torrents d'amour viennent l'abreuver

Qu'on me redise un jour que l'amour n'a qu'un temps
Tant que courera l'amour, je t'aimerai autant
T'en fais pas mon amour
Laissons le défiler
Il est temps de s'étendre pour mieux le défier

J'ai voulu voir du beau ailleurs que sur ton corps
Mais mes yeux sans repos doivent fouiller encore
Je n'ai d'autre sommeil que dormir sur ton ventre
Je n'ai d'autres folies que rentrer dans ton antre
j'ai le coeur qui pense et le tête qui pompe
Bonheur d'etre a l'envers là, raison qui s'estompe quand
Quand de tes doigts glacés tu me brûles la peau
Quand dans tes petits bras je couche un chateau

Et qu'on me redise un jour que l'amour n'a qu'un temps, nan,
Dans courera le temps je t'aimerai autant
T'en fais pas mon amour
Laissons le défiler il est temps de s'étendre
Pour mieux le défier

S'agit pas d's'en aller sinon qui va m'aider ?
Me dire qu'il faut manger puis aussi respirer
Je ne sais plus rien faire que de penser à toi
Nan c'est vrai, j'exagère, je veux parler de toi
Tu t'es offerte à moi et j'ai gagné ma mort
Ma même, ma pareil
Me voilà couvert d'or pour te dire que je t'aime
J'ai dû en faire des couches
A ton prochain sourire j'en rajouterai trois louches

Et qu'on me redise un jour l'amour n'a qu'un temps
Nan, tant que courra le temps je t'aimerai autant
T'en fais pas mon amour
Laissons le défiler il est temps de s'étendre
Pour mieux le défier...

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:09
Otan, suspend ton viol, comme le disait la Martine. Vous avez lu tous les livres de la Martine ? La Martine à la fête foraine, La Martine apprend les rudiments du décallotage de gland, La Martine s'embourbe dans la tourbe, La Martine à la chèvrerie de Philippe Seguin, La Martine ouvre un élevage industriel intensif de canards sauvages, La Martine et la nécrophile du pavillon de gériatrie, La Martine suce des phoques sur la banquise, La Martine fait du monokini au bord du lac Mihamorche...
Le lac majeur de la Martine est pluvieux comme le signalait Mort Schumann. Il nous semblerait innoportun à présent d'importuner son prochain avec ces propos dénués de sens commun. Le temps n'attend pas, ça tu le sais...
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
 
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 09:57

D'une présidentielle à l'autre, qu'est-ce qui a changé dans notre vie quotidienne ?

Le pessimisme qui grimpe et qui s'impose comme une valeur sûre. Ensemble, les Français broient du noir. Individuellement, ils s'avouent heureux. Surprenant et insaisissable pays...

 

Quelle mouche a donc piqué Jean-Paul Delevoye, 64 ans, élu solide et rassurant du Pas-de-Calais ? Une plongée tourneboulante chez les Français qui grognent, qui morflent. Des années d'immersion au poste de médiateur de la République, sensationnelle vigie pour sonder les tripes d'un pays. Jean-Paul Delevoye en garde une inquiétude chevillée au corps : «Nous sommes en totale insuffisance de discours politique pour rassurer les gens. Apaiser l'angoisse des marchés c'est bien. Apaiser l'angoisse du peuple c'est mieux».

 

«Les droites aujourd'hui, exploitent les peurs tandis que les gauches cultivent les humiliations. La société française est comme fatiguée psychiquement. ». Qui parle ainsi comme on sonne le tocsin ? Un sociologue au bout du rouleau ? Non, un député-maire UMP.

  

À l'autre bout du pays, à Grenoble, Pierre Bréchon, prof à Sciences Po, ne dit pas autre chose. Lui aussi a croisé la déprime la plus noire mêlée au bonheur le plus décapant : « Malgré les catastrophes, nous sommes heureux avec des hauts et des bas. Les Français vivent une sorte de grand écart entre l'optimisme à l'égard de leur petite bulle personnelle et le pessimisme qu'ils éprouvent vis-à-vis de la société ».

 

Par deux fois en un an, un sondage a parachevé le tableau en nous décernant le titre de champions du monde du pessimisme. Oui, pauvres de nous, nous Français voyons la vie en rosse. Notre regard sur les choses de la vie est même plus noir que celui des Irakiens, peuple il est vrai gâté par le sort. Déchirant pays déchiré, comme branché sur le courant alternatif. On est comme ça : on s'enfonce et on s'en sort en même temps. On traîne notre misère en battant des records de prise d'antidépresseurs. Et on se soigne par le rire, à coup de films médicaments comme Bienvenue chez les Ch'tis ou Intouchables. Dans une famille de cinq personnes, il n'est pas rare de compter huit téléphones portables mais la société dans son entier salue l'histoire vraie des moines de Tibhirine, faite de courage et de dépouillement. Drôle de patrie.

 

La France a le moral au fond des chaussettes mais les Français font des enfants comme si l'avenir était dégagé de tout nuage. La seule croissance qui nous reste est démographique. Car, pour le reste, ça décline, ça déclique. « Dans les années 1970, un trentenaire gagne 15% de moins qu'un quinquagénaire. De nos jours, il gagne 40% de moins qu'un quinqua » (enquête BVA/les Inrocks d'octobre). Le logement ? Même chanson. En 1970, on devient propriétaire à 29 ans. Aujourd'hui on l'est à 37 ans.

C'est de France que vient le cri de Stéphane Hessel Indignez-vous. Mais les indignés, on en voit partout, sauf chez nous. Martin Hirsch, ancien disciple de l'Abbé Pierre, s'interroge : « Nos jeunes sont jeunes mais leurs maîtres à penser ont plus de 90 ans ».

 

Nous avons - collectivement - des troubles de l'humeur. Et, personnellement, une aptitude au bonheur que nous envient nos voisins. Le message des Français entre 2007 et 2012 c'est quoi ? Un truc complexe du genre : « Moi, ça va, docteur mais j'ai mal aux autres ». Les autres ? Mes propres enfants précarisés, les gars épuisés qui s'allongent sur les trottoirs, les gens déconfits devant leur usine qui ferme. Nous sommes comme écartelés entre le vivre ensemble et le chacun pour soi. Si ça se trouve, après tout, c'est très français, ça : notre pessimisme serait une forme de lucidité extrême, un peu surjouée et réelle à la fois.

 

Il faut en revenir à Jean-Paul Delevoye, le gaulliste inquiet qui affirme que «la République se révèle une promesse non tenue pour au moins un tiers des Français ». Ça fait du monde. Ça craint.

 

(source : Ouest France)

 

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