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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 13:01

 Tommy Recco (né Joseph-Thomas Recco à Propriano en 1934).

 

Il y a plus d'un demi-siècle, le procès sur la disparition en mer de trois jeunes touristes allemandes qu'il aurait promenées près des côtes ajacciennes débouchent sur un non-lieu.

 

En 1960 à Propriano, en Corse, Tommy Recco et son jeune frère Pierre pêchent à la dynamite. Soudain, ils se font repérer par un garde maritime, Casabianca, qui se trouve être le parrain de Tommy Recco. Peur d'avoir une amende et pris de panique, Tommy Recco se rue sur la plage et tire avec son fusil sur son parrain ; pour s'assurer qu'il est bien mort il le frappe plusieurs fois avec la crosse de son fusil et prend une grosse pierre et la porte violemment sur la tête de son parrain. Une fois revenu au bateau Tommy Recco refuse de s'expliquer face à son jeune frère qui voit du sang sur les mains de Tommy et sur le fusil. Les policiers de Propriano se rendent sur la plage suite à la découverte du corps du parrain de Tommy Recco. Ces derniers découvrent des débris verts près du cadavre qui laissent penser que ces débris proviennent de la crosse d'un fusil. Ces débris verts pourraient venir d'un fusil appartenant à des pêcheurs ou des braconniers, selon les policiers. Puis une rumeur raconte que Tommy Recco pourrait ne pas être étranger à cet assassinat. Les policiers décident d'interroger Tommy Recco et s'aperçoivent qu'il est le filleul de la victime. Tommy Recco nie toute implication dans le meurtre de son parrain. La famille de Tommy Recco, menée par la mère de ce dernier (déjà endeuillée par la mort d'un des frères de Tommy dans un accident de voiture et par le décès en bas-âge d'un nourrisson), se soude au maximum et croit dur comme fer en l'innocence de Tommy. Mais quelques mois plus tard, Pierre, le frère de Tommy Recco, dénonce ce dernier à la police en racontant les cris qu'il a entendus le jour du meurtre du parrain. Tommy Recco est de nouveau interrogé et nie mais, au bout de plusieurs heures, avoue être l'auteur du meurtre. Il raconte qu'il ne voulait pas payer d'amende suite à la pratique de la pêche à la dynamite et qu'il a totalement dérapé. Il s'est rué sur la plage pour tuer le garde maritime. Cependant, suite à ses aveux, Tommy Recco se rétracte. Son procès a cependant lieu le 8 décembre 1962. L'avocat général réclame la peine de mort et l'obtient, mais il est gracié par le Général de Gaulle et sa peine est commuée en réclusion criminelle à perpétuité.

 

Au cours de son incarcération, Tommy Recco apprend les multiples drames qui touchent sa famille : un de ses frères, Toussaint, est tué en 1973 par son beau-frère qui avait un différend avec lui, puis Pierre, son jeune frère, est tué en 1976, alors qu'il ancrait son bateau, par deux hommes encagoulés. Une de ses soeurs, Francine, l'épouse de l'assassin de Toussaint, tombe de l'escalier quelques mois plus tard et meurt ; accident, suicide ou vendetta (?) Personne ne le sait.

 

Libéré en conditionnelle en novembre 1977, Tommy Recco se rend à Béziers pour commencer une nouvelle vie et travaille dans un magasin qui vend des combinaisons de plongée. Puis, en décembre 1979 une tuerie se produit au magasin Mammouth de Béziers ; trois caissières âgées de moins de 30 ans ont été exécutées dans la salle de comptage de la recette du magasin. Par ailleurs 700 000 francs (110 000 €) ont été volés. L'enquête s'avère difficile pour les policiers car personne n'a rien vu ni entendu. Les policiers constatent que les trois victimes ont toutes été tuées d'une balle dans la nuque et supposent que le(s) tueur(s) n'ont pas peur de passer à l'acte et supputent par la même occasion que le(s) individu(s) ont sans doute déjà tué. La brigade de police de Béziers a des difficultés à retrouver le(s) commanditaire(s) de ce triple meurtre et l'enquête est au point mort.

 

Puis trois semaines plus tard, en janvier 1980 à Carqueiranne, dans le Var, une fillette de 11 ans entend son père se disputer avec un autre homme. Elle décide d'appeler sa mère à son travail (un foyer pour enfants) mais la mère a déjà quitté son lieu de travail. La petite fille parle alors à la directrice du foyer, qui prévient tout de suite les voisins les plus proches de la fillette. Monsieur Coutrix, le voisin de la fillette, se rend chez cette dernière pour voir ce qui se passe. Inquiète de ne pas voir son mari revenir, Mme Coutrix se rend chez la fillette et dans la maison découvre le corps de son mari par terre ainsi que celui de la fillette. Elle prévient la gendarmerie et une fois sur place celle-ci découvre, dans le sous-sol de la maison, le cadavre du père. Les gendarmes recueillent un indice prépondérant : la fillette a signalé à la directrice de sa mère que son père était en train de se disputer avec "le cousin de René". Les gendarmes procèdent à des recherches pour déterminer qui est "le cousin de René". Ces derniers découvrent qu'un certain Tommy Recco a un cousin qui se nomme René et qu'il connait le père de la fillette.

 

Immédiatement interpellé, Tommy Recco nie tout en bloc et le gendarme qui l'interrogeait est obligé de partir. Un autre gendarme prend la relève et Tommy Recco voit sa cousine partir de la brigade de gendarmerie. Surpris, ce dernier demande au gendarme pourquoi sa cousine était ici et ce dernier réplique qu'elle était ici à cause de "ce que tu as fais". Puis Tommy Recco veut bien raconter pourquoi il a tué les trois personnes à la villa. Recco déclare qu'il voulait acheter une arme au père de la fillette, qu'il connaissait bien. Ce dernier aurait refusé, une dispute aurait éclaté, Recco a vu rouge et a décidé de le tuer. Ensuite celui-ci sort du sous-sol, traverse le jardin, rencontre Monsieur Coutrix qui venait voir ce qui se passait, l'a suivi dans la maison et l'a tué d'une balle dans la nuque. Mais il s'est retrouvé seul face à la fillette et raconte qu'il a paniqué; il l'a alors tuée aussi pour ne pas laisser de témoins. Toutefois suite à ses déclarations Tommy Recco se rétracte.

 

Par ailleurs, le Procureur de la République de Toulon, en charge de l'affaire de la tuerie de Béziers, a connaissance du triple meurtre de Carqueiranne et constate que les trois victimes de Carqueiranne ont toutes été tuées d'une balle, comme les trois caissières de Mammouth. Il fait équipe avec le Procureur en charge du triple meurtre de la villa et, suite à des expertises, découvre que c'est certainement la même arme ou le même type d'arme qui a servi à tuer les trois caissières et les trois victimes de la villa de Carqueiranne. Tommy Recco est donc interrogé sur son éventuelle implication dans le triple meurtre de Béziers mais ce dernier réfute tout. Néanmoins, en mai 1980, un retraité se présente au commissariat de Toulon et déclare que la personne responsable du triple meurtre de Carqueiranne, dont la photo est publiée dans le journal, était présente au magasin Mammouth le jour de la tuerie. Le retraité raconte que cette personne, à savoir Tommy Recco, avait un comportement suspect et qu'il scrutait des yeux le magasin comme s'il cherchait quelqu'un ou quelque chose. Le retraité se souvient de cette personne en raison de ses yeux bleus étincelants. De nouveau interrogé et confondu par un témoin, Tommy Recco nie avoir été au magasin Mammouth en décembre 1979. Le retraité reconnaît par la suite Tommy Recco lors d'une séance de tapissage.

 

Deux reconstitutions sont organisées : une au magasin Mammouth et l'autre dans la villa de Carqueiranne, mais ces reconstitutions n'apportent rien de concret dans la mesure où Tommy Recco n'apporte aucun élément qui puisse expliquer pourquoi il a commis les deux triples meurtres. Toutefois les policiers apprennent que Tommy Recco avait livré une combinaison de plongée, dans le cadre de son travail, au magasin Mammouth ; Tommy Recco a pu alors en profiter pour repérer les lieux et revenir un autre jour pour dérober de l'argent. Le butin n'a jamais été retrouvé.

 

Tommy Recco attend son procès et entre temps les policiers apprennent qu'Antoine Recco, le frère de Tommy, est impliqué dans la disparition de deux jeunes filles de 21 ans. En effet, début 1982, une rumeur raconte qu'Antoine Recco pourrait être impliqué dans la disparition de deux touristes. Les policiers décident de l'interpeller pour l'interroger sur les deux jeunes filles disparues. Antoine Recco nie mais d'autres policiers trouvent sur le bateau d'Antoine les maillots de bains appartenant aux jeunes filles ; Antoine Recco raconte alors qu'il a bien rencontré ces filles, qu'il les a emmenées sur le bateau pour une balade. Mais Antoine a voulu les séduire, les filles ont résisté à ses avances et il les a étranglées, lestées et jeté leurs corps à la mer. Antoine Recco a été condamné en août 1982 à la réclusion criminelle à perpétuité pour ces deux meurtres.

 

Le procès de Tommy Recco s'ouvre le 6 juin 1983. Mama Recco, la mère de Tommy, et Chantal Recco son épouse sont les deux seules personnes qui croient en l'innocence de Tommy. Pendant tout le procès Tommy clame son innocence. Il est interrogé notamment sur le mobile du meurtre du père de la fillette à Carqueiranne. Tommy Recco reconnait tout de même son côté impulsif qui l'a sans doute poussé à tuer son parrain 23 ans plus tôt. Les experts psychiatres sont interrogés sur l'état mental de Tommy Recco et ces derniers déclarent que Recco est sain d'esprit, qu'il n'est pas fou. Son caractère bouillant et impulsif a entrainé une bouffée de violence incontrôlée l'ayant poussé au meurtre. Me Paul Lombard est un défenseur de Tommy Recco. A la fin du procès Tommy Recco est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité sans peine de sûreté.

 

Tommy Recco purge toujours sa peine et est un des plus anciens détenus de France. Il est en prison depuis 30 ans, actuellement à la maison d'arrêt de Clairvaux (Aube).

 

http://programmes.france2.fr/faites-entrer-laccuse/index-fr.php?page=toutes-les-affaires-emission&id_rubrique=48

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:00
La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d'une partie très importante de la population. [Pierre Bourdieu]
 
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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 09:53

J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête
alors
on ne salue plus
a demandé le commandant
Non
on ne salue plus
a répondu l'oiseau
Ah bon
excusez-moi je croyais qu'on saluait
a dit le commandant
Vous êtes tout excusé tout le monde peut se tromper
a dit l'oiseau

 

[Jacques Prévert, Quartier libre]

 

 

 

Adressez-vous à l'Intendance, nous on paye plus ! On ne connaît plus, on ne salue plus !
On méprise !

 

[Michel Audiard, Antoine Blondin, Henri Verneuil, Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo - Un singe en hiver]

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 09:08

Je vais encourir bien des reproches. Mais qu'y puis-je ? Est-ce ma faute si j'eus douze ans quelques mois avant la déclaration de la guerre ? Sans doute, les troubles qui me vinrent de cette période extraordinaire furent d'une sorte qu'on n'éprouve jamais à cet âge ; mais comme il n'existe rien d'assez fort pour nous vieillir malgré les apparences, c'est en enfant que je devais me conduire dans une aventure où déjà un homme eût éprouvé de l'embarras. Je ne suis pas le seul. Et mes camarades garderont de cette époque un souvenir qui n'est pas celui de leurs aînés. Que ceux déjà qui m'en veulent se représentent ce que fut la guerre pour tant de très jeunes garçons : quatre ans de grandes vacances.

 

Nous habitions à F..., au bord de la Marne.

 

Mes parents condamnaient plutôt la camaraderie mixte. La sensualité, qui naît avec nous et se manifeste encore aveugle, y gagna au lieu de s'y perdre.

 

Je n'ai jamais été un rêveur. Ce qui me semble rêve aux autres, plus crédules, me paraissait à moi aussi réel que le fromage au chat, malgré la cloche de verre. Pourtant la cloche existe.

La cloche se cassant, le chat en profite, même si ce sont ses maîtres qui la cassent et s'y coupent les mains.

 

Jusqu'à douze ans, je ne me vois aucune amourette, sauf pour une petite fille, nommée Carmen, à qui je fis tenir, par un gamin plus jeune que moi, une lettre dans laquelle je lui exprimais mon amour. Je m'autorisai de cet amour pour solliciter un rendez-vous. Ma lettre lui avait été remise le matin avant qu'elle se rendît en classe. J'avais distingué la seule fillette qui me ressemblât, parce qu'elle était propre, et allait à l'école accompagnée d'une petite, comme moi de mon petit frère. Afin que ces deux témoins se tussent, j'imaginai de les marier, en quelque sorte. À ma lettre, j'en joignis donc une de la part de mon frère, qui ne savait pas écrire, pour Mlle Fauvette. J'expliquai à mon frère mon entremise, et notre chance de tomber juste sur deux sœurs de nos âges et douées de noms de baptêmes aussi exceptionnels. J'eus la tristesse de voir que je ne m'étais pas mépris sur le bon genre de Carmen, lorsque, après avoir déjeuné avec mes parents qui me gâtaient et ne me grondaient jamais, je rentrai en classe.

 

À peine mes camarades à leurs pupitres – moi en haut de la classe, accroupi pour prendre dans un placard, en ma qualité de premier, les volumes de la lecture à haute voix –, le directeur entra. Les élèves se levèrent. Il tenait une lettre à la main. Mes jambes fléchirent, les volumes tombèrent, et je les ramassai, tandis que le directeur s'entretenait avec le maître. Déjà, les élèves des premiers bancs se tournaient vers moi, écarlate, au fond de la classe, car ils entendaient chuchoter mon nom. Enfin, le directeur m'appela, et pour me punir finement, tout en n'éveillant, croyait-il, aucune mauvaise idée chez les élèves, me félicita d'avoir écrit une lettre de douze lignes sans aucune faute. Il me demanda si je l'avais bien écrite seul, puis il me pria de le suivre dans son bureau. Nous n'y allâmes point. Il me morigéna dans la cour, sous l'averse. Ce qui troubla fort mes notions de morale, fut qu'il considérait comme aussi grave d'avoir compromis la jeune fille (dont les parents lui avaient communiqué ma déclaration), que d'avoir dérobé une feuille de papier à lettres. Il me menaça d'envoyer cette feuille chez moi. Je le suppliai de n'en rien faire. Il céda, mais me dit qu'il conservait la lettre, et qu'à la première récidive il ne pourrait plus cacher ma mauvaise conduite.

 

Ce mélange d'effronterie et de timidité déroutait les miens et les trompait, comme, à l'école, ma facilité, véritable paresse, me faisait prendre pour un bon élève.

 

Je rentrai en classe. Le professeur, ironique, m'appela Don Juan. J'en fus extrêmement flatté, surtout de ce qu'il me citât le nom d'une œuvre que je connaissais et que ne connaissaient pas mes camarades. Son « Bonjour, Don Juan » et mon sourire entendu transformèrent la classe à mon égard. Peut-être avait-elle déjà su que j'avais chargé un enfant des petites classes de porter une lettre à une « fille », comme disent les écoliers dans leur dur langage. Cet enfant s'appelait Messager ; je ne l'avais pas élu d'après son nom, mais, quand même, ce nom m'avait inspiré confiance.

 

À une heure, j'avais supplié le directeur de ne rien dire à mon père ; à quatre, je brûlais de lui raconter tout. Rien ne m'y obligeait. Je mettrais cet aveu sur le compte de la franchise. Sachant que mon père ne se fâcherait pas, j'étais, somme toute, ravi qu'il connût ma prouesse.

 

J'avouai donc, ajoutant avec orgueil que le directeur m'avait promis une discrétion absolue (comme à une grande personne). Mon père voulait savoir si je n'avais pas forgé de toutes pièces ce roman d'amour. Il vint chez le directeur. Au cours de cette visite, il parla incidemment de ce qu'il croyait être une farce. – Quoi ? dit alors le directeur surpris et très ennuyé ; il vous a raconté cela ? Il m'avait supplié de me taire, disant que vous le tueriez.

 

Ce mensonge du directeur l'excusait ; il contribua encore à mon ivresse d'homme. J'y gagnai séance tenante l'estime de mes camarades et des clignements d'yeux du maître. Le directeur cachait sa rancune. Le malheureux ignorait ce que je savais déjà : mon père, choqué par sa conduite, avait décidé de me laisser finir mon année scolaire, et de me reprendre. Nous étions alors au commencement de juin. Ma mère ne voulant pas que cela influât sur mes prix, mes couronnes, se réservait de dire la chose, après la distribution. Ce jour venu, grâce à une injustice du directeur qui craignait confusément les suites de son mensonge, seul de la classe, je reçus la couronne d'or que méritait aussi le prix d'excellence. Mauvais calcul : l'école y perdit ses deux meilleurs élèves, car le père du prix d'excellence retira son fils. 

 

[Raymond Radiguet - Le Diable au corps - 1923]

 

 

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:37

Un peu de vague à l'âme apparaît, parfois dans l'après-midi du dimanche, mais pour la plupart d'entre nous, il vient en fin de journée pour s'intensifier dans la soirée.
Une sorte de tristesse nous envahit sans raison apparente.
Est-ce la fin du week-end qui provoque ce spleen ?
Est-ce la perspective de reprendre une semaine de travail ?

 

Ce jour-là est souvent consacré au repos, c'est-à-dire à une activité quasi nulle. En plus, tout est désert à l'extérieur... La vie semble stoppée, d'où une difficulté à accepter cette sensation de vide.
La psychologie explique que c'est parce que nous donnons trop d'importance au travail. De ce fait, nous avons du mal à faire la transition entre le monde du repos et le monde de la performance. Le dimanche est le moment fatidique où l'on passe de l'un à l'autre.

 

Bien entendu, il existe des "amplificateurs" de déprime.... Ils sont nombreux et variés, comme toutes les choses pas terribles. Si l'on reste enfermé(e) toute la journée à traîner en pyjama et à regarder la télé, effectivement, on risque de déprimer une fois le soir venu.

Rien que de la logique et du bon sens : si l'on n'a pas d'activités pendant le week-end, ne serait-ce que de confectionner un gâteau ou d'entretenir vos plantes, on a toutes les chances de se retrouver un peu perdue lors du moment fatidique du dimanche soir. Pire ! Si on demeure dans une petite ville où tous les commerçants ferment ce jour là, cela ne va pas être facile...

 

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 15:03

... qu'elle est aveugle, aveuglée, myope ou juste presse-bites ?
... qu'elle accepte trop de choses qu'elle n'accepterait jamais normalement ?
... qu'elle passe son temps à avaler des couleuvres alors que c'est à un autre serpent dont elle rêve ?
... que ça ne sert à rien d'essayer de la raisonner, à rien ?
... que se prendre des claques n'est pas, en principe, l'idée première qu'on se fait de l'amour ?
... de se calmer, de prendre du recul, de laisser filer, de prendre le temps ?
... d'y aller doucement au début, d'y aller à tâtons alors que de toute façon, elle va y aller à fond ?
... que l'amour, comme les hommes, ne sont que des illusions, comme le chantait déjà Imagination ?
... qu'être en couple avec un homme, ça ne s'appelle plus exactement de l'amour ?
... qu'elle est plus que belle et que c'est son miroir qui est un menteur ?
... qu'on l'aime et qu'on aimerait bien qu'elle nous écoute parfois ?
... qu'on aimerait la prendre dans ses bras pour la soulager de l'affection qu'elle n'a pas ?
... qu'elle ne sera jamais autant aimé par un homme comme elle l'aime à présent (ou alors quand l'histoire est terminée) ?
... d'essayer de prendre du recul et de ne pas reproduire les mêmes erreurs que dans le passé ?
... que la vie est un éternel recommencent ?
... que rien ne sert de cuicuire, il faut rôtir à point ?
... que tous les hommes sont des putes (même moi) ?
... qu'il vaut mieux parfois dormir seule plutôt qu'avec un grizzly incommodant ?
... qu'elle ferait mieux de devenir lesbienne ?
... que l'amour, c'est comme le shit, c'est de la merde qui vous embrume jamais très longtemps ?
... qu'aimer, c'est souffrir ?
... que je suis bien plus triste pour elle qu'elle ne le croit ?
... que je l'aime ? Sinon je n'écouterai pas ses dilemmes...

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 13:38

Lorsqu'elle eut retroussé sa jupe de drap beige
Et largement ouvert son pantalon fendu
Je vis, comme un volcan dans un cirque de neige
Son con rouge, obscène et dodu.
 
Soigneuse, elle écarta les délicats pétales
Epanouit sa chair, fit jaillir le pistil
Et, tout en agitant ses mains sentimentales
Elle murmura : "Te plaît-il ?"
 
Deux de ses doigts plongeaient, d'un mouvement languide,
L'un dans un vagin tiède et l'autre un peu plus bas.
Son clitoris dansait comme un cheval sans guide.
"Ah ! fit-elle. Il ne te plaît pas ?"
 
Mais son dardillon rouge et ma langue irritante
Luttaient déjà, du bout de leur semblable chair.
Elle disait : " Mon dieu ! que je suis donc contente !
Mon dieu ! que je l'ai donc en l'air !"

[Pierre Louys - La Soliste - 1905]



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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 13:29

J'ai rêvé que j'étais un petit garçon abandonné et livré à lui-même...
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J'ai rêvé que je tombais toujours amoureux de filles superficielles...
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J'ai rêvé que j'avais un frère jumeau mais en plus beau...


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J'ai rêvé à un magnifique dos de femme...
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J'ai rêvé que j'étais continuellement sur une route, toujours la même route...
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J'ai rêvé que je partais à l'aventure avec toi sans savoir où on allait dormir...
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J'ai rêvé que j'étais un gros connard...
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Non, je voulais dire un énorme gros connard qui ne s'en rend même pas compte...
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J'ai rêvé que je montais des comédies musicales dans mon salon, moi qui adore les claquettes...
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J'ai pas arrêté de rêver que je flirtais avec des inconnues sur des banquettes-arrière...
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J'ai rêvé New York...
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J'ai rêvé à des gros culs...
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J'ai eu peur pendant mes rêves aussi...
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J'ai rêvé à ma grand-mère imaginaire...
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Je me suis revu tout petit...
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J'ai du rêver trop fort parfois...
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J'ai rêvé à nos jeux d'enfants...
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J'ai rêvé de toi au commissariat...
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Je t'ai vu dans trente ans...
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Je t'ai vu ivrogne (et ça m'a plu)...
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J'ai rêvé que je doublais Steve Mc Queen sur une petite route et qu'il l'a très mal vécu...
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J'ai rêvé que je fondais une famille...
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Et que j'avais trois épouses sans visage...
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J'ai rêvé à nos enfants...
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J'ai revu des images de notre mariage...
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J'ai rêvé à mes parties de bras de fer avec grand-père...
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J'ai rêvé que j'étais un nazi pendant la guerre...
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Et que mes enfants le devenaient à leur tour...
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J'ai rêvé que j'étais un enfant perdu qui demandait son chemin...
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J'ai rêvé que j'avais un correspondant esquimau...
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J'ai rêvé que j'étais un grand photographe sautillant...
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 12:27

On joue à des jeux idiots, comme partout...
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Il y a de drôles de mamans...
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Et des bébés qui s'accrochent...
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Y'a des cons qui parlent trop (comme partout)...
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On peut avoir des soucis capillaires, comme ailleurs...
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Il y a des poissons argentés et des morues...
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On peut faire des overdoses de chips...
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Les filles ne sont jamais nues...
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On prend des douches horizontales...
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On ne se marie que dans des robes sexy...
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On s'emmerde sous la douche...
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On chasse les papillons dorés en nuisette argentée...
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On abandonne son âme d'enfant...
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On fait des siestes bizarres au bord de l'autoroute...
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On danse toute seule...
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On montre sa culotte à tout le voisinage...
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On a de drôles de têtes dans le cul...
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On se caille les couilles inutilement...
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On peut faire du plongeon en robe...
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On se fait épiler par des escargots...
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On va chercher son lait en bikini...
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On va au cinéma entre copines pour pas être emmerdé par des mains baladeuses (mais cela arrive tout de même)
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Rigueur et discipline sont les rouages de notre vie sociétale...
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On peut léviter à tout moment...
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On s'emmerde aussi parfois, faut pas croire...
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On a aussi des Mc Do, faut pas croire...
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On mange des nouilles parce que nous le sommes bien...
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On apprend à devenir des connasses...
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On se prépare à nos vies de marionnettes...
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Nous sommes deux soeurs pucelles nées sous le signe des poireaux...
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T'ar ta gueule à la maison...
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Bande de jeunes...
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Dancing machine...
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Casse toi pauv' con...
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Faites des mômes...
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Tu viens mon coquin ?
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Yiii-Hiii!!!
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You fuck my wife ?
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L'aventure, c'est Pacific Airways...
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Contrechamp...
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La planète des singes, version pour adultes...
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Alors tu montes ?
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On va enfin savoir si elle porte une culotte ou non...
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Babar l'étrangleur...
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Flying jacket...
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Aller jusqu'au bout de sa connerie...
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Et pendant ce temps-là, bobonne attend à la maison...
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Foutez moi la paix, bordel !
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Heure de pointe...
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On s'est bien fait fourrer...
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Si on t'attrape, on te pine...
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Femme à grosses lunettes aime bien les grosses zézettes...
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Chat perché...
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Cache-cache...
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Loup, y es-tu ?
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Faut-il toujours voir les choses ?
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Tête de baignoire...
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Il n'y a pas d'âge pour commencer une carrière de petite pute...
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Revendications...
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Flirt à l'arrière d'un taxi avec Isabella Rosselini...
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Je suis prête à vous offrir ma fleur...
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Oh le con, oh le con!!
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Ca a quand même de la gueule par ici, faut avouer...
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Tain, elles sont hyper bonnes, tes chips !
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J'aime mes genoux, et vous ?
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Gros cul en observant d'autres...
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J'aime bien ton côté fifille...
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J'aime pas les plongées en apnée de ton esprit...
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J'aime bien quand tu ouvres la bouche...
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J'aime pas tes marasmes, tes tempêtes intérieures, les brisures de ton coeur...
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J'aime bien ton côté oiseau de bonne augure, adepte d'Epicure...
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J'aime bien la petite fille qui sommeille en toi...
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J'aime pas les sommeils qui nous éloignent...Photobucket


J'aime pas les doutes qui tourbillonnent dans ton antre...
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J'aime bien les bisous que tu distribues à des nounours...
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J'aime pas les tortures de ton âme, l'amertume de tes drames...
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Je t'aime sur le champ...
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J'aime les flaques de nos vies, les flics et les flocs de nos envies...
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J'aime pas tes eaux troubles, les marécages que tu construis...
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J'aime pas tes froidures, tes engelures, tes baisses de température...
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J'aime tes réflexions, tes combinaisons, tes complications...
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J'ai les bulles et la légèreté que tu mets dans nos vies...
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J'aime bien les fruits défendus...
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J'aime pas les cauchemars de tes nuits, les lueurs qui s'enfuient...
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J'ai peur des fantômes qui t'entourent, des fantômes qui te hantent, des fantômes qui t'habitent...
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J'aime bien nos errances, nos périples, nos parcours, nos aventures, nos déambulations, nos tribulations...
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J'aime pas les barrières que tu construis, tes refus à mes envies, tes envies que tu renies...
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J'aime bien tes flashes, tes éclairs, le soleil de tes mystères...
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 11:23

Et les petites ? Regardez papy !
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Emmenez-moi loin d'ici, je vous en prie...
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Rencontre d'eunuque...
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Maman glamour n'a pas d'influence sur ceux qui sont autour...
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You're talking to me ?
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Tarzan & ses amis...
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Langue étrangère...
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Du balai !
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Défigure de proue...
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Sur les doigts de l'âme, hein?!
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Bonheur partagé...
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Il y a toujours eu des connasses...
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Pied d'escale...
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Rage sous un ponton fera fuir les poltrons...
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Démarrage en jupette, c'est l'heure de la quéquette...
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Kid boxing...
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Papy fait de la résistance...
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On vous emmerde bande de cons !
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Sieste groupée, sieste pas forcément animée...
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Ecrire sur Lau...
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Gourmande...
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Mélancolie évanescente...
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Petits cons...
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La tête pleine de vide...
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Bisous du soirs...
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Hihihihi...
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Toutou qui a du chien...
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Gamineries...
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L'amour à la plage...
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Tu me pompes l'air...
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Bisous à vous, bisous partout...
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Les joies du lundi matin...
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Descente au paradis des poissons...
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Femme dans le pétrin...
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Un souffle sur les épaules du vent...
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Casques & bistrot...
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J'ai rencontré Belle des Champs...
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Jalousie à l'arrière d'un capot...
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Tu préfères laquelle ?
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Eventail de doigts de pied...
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Brèves de comptoir...
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Minou mélomane...
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Tête de mort vivante...
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Et il m'a mis la fièvre...
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Trempez le dans l'huile, trempez le dans l'eau...
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Erotisme du genou...
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Songe chinois...
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Hey girls!
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Les mecs, c'est que des branleurs...
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Enfin les filles, c'est pas mieux...
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  • : Une quintessence de futilité ambiante avec des reminiscences variables de secousses telluriques, atmosphériques, éthyliques...
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