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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 11:34

Au point que j'expirais, tu m'as rendu le jour
Baiser, dont jusqu'au coeur le sentiment me touche,
Enfant délicieux de la plus belle boucheQui jamais prononça les Oracles d'Amour.

Mais tout mon sang s'altère, une brûlante fièvre
Me ravit la couleur et m'ôte la raison ;
Cieux ! j'ai pris à la fois sur cette belle lèvre
D'un céleste Nectar et d'un mortel poison.

Ah ! mon Ame s'envole en ce transport de joie !
Ce gage de salut, dans la tombe m'envoie ;
C'est fait ! je n'en puis plus, Élise je me meurs.

Ce baiser est un sceau par qui ma vie est close :
Et comme on peut trouver un serpent sous des fleurs,
J'ai rencontré ma mort sur un bouton de rose.

L'extase d'un baiser - François Tristan L'HERMITE (1601-1655)

 

 

In fact, I just want to flirt with you...

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 09:58

Don céleste, volupté pure,
De l'univers moteur secret,
Doux aiguillon de la nature,
Et son plus invincible attrait,
Éclair, qui, brûlant ce qu'il touche,
Par l'heureux signal de la bouche,
Avertit tous les autres sens ;
Viens jouer autour de ma lyre ;
Qu'on reconnaisse ton délire
À la chaleur de mes accens.

Tu vas sur tes sujets fidèles
Dispersant des flèches de feu :
Tu nourris de tes étincelles
Le flambeau de l'aveugle dieu.
Sans toi que serait le bel âge ?
Il t'offre son premier hommage,
Il s'éclaire de tes rayons ;
Et, des désirs hâtant l'ivresse,
Sur les lèvres de la jeunesse
Tu fais tes plus douces moissons.

Loin de l'oeil éclatant du monde,
Combien d'êtres infortunés,
Dans une obscurité profonde,
À gémir semblent condamnés !
Pour eux Zéphyr est sans haleine,
Les épis qui dorent la plaine,
Rarement mûrissent pour eux ;
Toi seul les retiens à la terre,
Et, même au sein de leur misère,
Tu leur apprends l'art d'être heureux.

La fleur qui pare nos prairies,
Te doit son lustre et son odeur.
Ces arbrisseaux que tu maries,
Sont tous éclos de ta chaleur.
Ces ruisseaux fuyant sous l'ombrage,
Ces flots caressant leur rivage,
Par ton souffle vont s'embraser ;
Pourquoi des lèvres demi-closes
Ont-elles la couleur des roses ?
C'est là que siège le baiser.

Le froid scrupule en vain s'offense
De tes bienfaits consolateurs ;
Tu tiens sous ton obéissance
Sages, héros, législateurs.
César quitte le Capitole,
Il menace, il s'élance, il vole,
Tout cède à ses travaux guerriers :
Mais il revient, briguant des chaînes,
Caresser les dames romaines
À l'ombre même des lauriers.

Ce Mahomet, ce fou sublime,
Contre tous les périls armé,
Qui pour l'erreur et pour le crime
Avait cru ce globe formé,
Aurait-il, conquérant austère,
Supporté l'ennui de la guerre,
Sans les baisers de ses houris,
Qui charmaient son âme inquiète,
Et, dans le sérail du prophète,
Réalisaient son paradis.

Mais des demeures fastueuses
Tu crains l'appareil imposant ;
Les passions trop orageuses
En bannissent le sentiment.
Ah ! Sur des lèvres altérées,
Et par l'ennui décolorées,
Voudrais-tu donc te reposer ?
Ces lambris dorés, cette estrade
Ces carreaux, ces lits de parade,
Sont l'épouvantail du baiser.

Fuis sous les feuillages champêtres :
C'est là que réside la paix,
Et qu'à l'ombre des jeunes hêtres
On pratique tes doux secrets.
Sur des gerbes, sur une tonne,
Le baiser s'y prend, ou s'y donne ;
Le plaisir n'y fait pas compter ;
Et l'impitoyable étiquette
Sur les lèvres d'une coquette
Ne t'y fait jamais avorter.

Mais en quelques lieux qu'on t'appelle,
Ne déserte point mon réduit ;
Si j'ai pu te rester fidèle,
Que tes faveurs en soient le fruit !
Sème des fleurs sur ma jeunesse ;
Jusques dans la froide vieillesse
Renouvelle encor mes désirs,
Et puisses-tu, pour récompense,
Rencontrer souvent l'innocence,
Et la soumettre à tes plaisirs !

Puisse à ce prix trompant sa mère,
La jeune fille de quinze ans,
Dans son alcôve solitaire
Méditer ton art dans mes chants,
Interroger son âme oisive,
Dévorer l'image expressive
De l'amoureuse volupté,
Ne voir que baisers dans ses songes,
Et soupçonner dans ces mensonges
Les douceurs de la vérité !

 

Hymne au baiser - Claude-Joseph DORAT (1734-1780)

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 06:54

"Il est vain de dire que la tranquillité doit satisfaire les humains ; il leur faut de l'action, et s'ils n'ont pas de motif pour agir, ils s'en créeront."

  

"Il est vain de dire que la tranquillité doit satisfaire les humains ; il leur faut de l’action, et s’ils n’ont pas de motif pour agir, ils s’en créeront."

La vie me paraît trop courte pour la passer à entretenir la haine ou à enregistrer les torts.

Charlotte Brontë - Jane Eyre
"J’étais convaincue d’une chose : par définition l’amour emporte, accapare, renverse, et rien d’autre ne vaut la peine."

Je n'étais ni dans l'attente ni dans le désir, j'étais dans l'avant, quand rien n'est encore joué. J'aime ce moment où les mots sont rares, qui ont été prononcés, où le visage de l'autre échappe à la mémoire, où tout semble possible et peut-être rien du tout.
De ce peut-être naît parfois le vertige, lorsqu'on ne se méfie plus.

Delphine de Vigan - Les jolis garçons


A force j'avais fini par appréhender le genre masculin avec une certaine réserve, du moins en apparence, je regardais les hommes de loin, dans les supermarchés, les restaurants, aux terrasses des cafés. J'aimais leur plaire. Qu'ils se donnent la peine de me séduire ou de m'amuser. Plus tard je cherchais la faille dans leurs yeux, et dans leur bouche le goût du sel ou de l'alcool. J'aimais l'odeur des hommes, à la naissance du cou. Il m'était arrivé au cours des deux ou trois dernières années de partager quelques semaines ou quelques mois avec ceux qui m'avaient émue, mais il m'avait semblé ensuite, dans la promiscuité, que les enjeux s'étaient toujours un peu compliqués.

A l'usage quelque chose toujours se creusait, ou se distendait.

Mais de nature j'étais curieuse.

Delphine de Vigan - Les jolis garçons


C'est en regardant les objets du quotidien, tel un couteau à beurre, que l'on se rend compte que quelqu'un est parti et qu'il ne reviendra plus ; un stupide couteau à beurre qui taille à jamais des tranches de solitude dans votre vie.

Marc Lévy


Je ne suis pas triste, je suis en manque. C'est une béance à l'intérieur du corps ; qui bat ; et coupe le souffle. Je m'arrête, m'observe en train de faire quelque chose, lire un journal, remplir une machine de linge sale, ou bien je suis en face de quelqu'un que je n'écoute pas. Je suis absente à moi-même, je suis ailleurs.

J'aime bien les bars et les soirées, les endroits où il y a du monde, j'aime regarder les gens, les écouter, parfois il me semble que la vie m'échappe, se soustrait, je ne parle pas du temps qui passe, je parle de cette sensation étrange et douce, d'être en dehors.

Delphine de Vigan - Les jolis garçons


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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 07:38

- Bien, continuons.


- Merci ! Numéro quatre ?


- Monsieur le président bonjour. Je suis cli... euh actionnaire individuel depuis fort longtemps, euh..., titulaire d'une carte pass et je vais tous les vendredis euhhhhh à midi au magasin Carrefour de Saint-Brice dans le Val d'Oise. Or j'ai acheté dans ce mar... dans ce magasin des fraises à un euro la barquette de cinq cents grammes qui viennent d'Espagne, j'ai eu la chiasse. J'ai acheté du m'lon qui vient de Costa Rica à un quarante, j'ai eu la chiasse... et......... je vous passe, je vous passe tous vos articles en promotion sur le marché alimentaire, c'est bourré de pesticides, c'est de la vraie merde. Euh..., par ailleurs, au rayon textile, j'ai demandé pour acheter des... des caleçons longs au début de l'hiver. Les caleçons y sont arrivés au quinze janvier, et au quinze janvier, ils étaient trop courts aux genoux. Résultat, vous ne contrôlez rien ! Les pantalons, j'ai voulu en achetez un, c'était taille cinquante-huit, je ne rentrais pas dedans, maximum, et cinquante-deux, c'est ma taille. J'ai acheté des chaussettes 46/48, une fois lavées, elles sont revenues à 38, la taille de ma femme. Vous ne contrôlez rien ! Vous vous étonnez que le nombre de passages en caisse soit resté stable mais en fait, la quantité de marchandises en monnaie est beaucoup moindre. Par ailleurs, le prix de l'action a terriblement chuté, le dividende aussi. C'est la raison pour laquelle je voterais "non" à toutes vos propositions de résolution. Au revoir !

 

- Tout d'abord, merci de ces précisions, c'est toujours important de savoir si vous voulez les mensurations, les dimensions et les problèmes techniques qu'on peut rencontrer dans les achats parce que ça peut nous arriver à tous. Je ne sais pas si Lars ou Gilles souhaitent dire un mot ?

 

- Non, je prends sympathie pour Monsieur mais mais... et ça me renforce d'ailleurs dans l'initiative qu'on vient de lancer. Il faut réinventer l'hypermarché et je vous assure que dans le domaine des textiles, il paraît qu'on a beacoup à faire donc on va prendre vos différents propos. Sinon j'ai pas d'autres choses... Je ne peux que regretter les incidences qui s'est passé Monsieur et, euh..., assurez vous qu'on va s'atteler de corriger ces défauts, ces différents défauts...

 

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 12:55

Dans un bosquet, dont l'amoureux feuillage
En se courbant mariait son ombrage,
Vénus dormait sur un gazon naissant ;
Le coloris, la fraîcheur du bel âge.
De la santé l'éclat éblouissant,
Et les rondeurs d'un élégant corsage,
Et d'un beau sein le tour appétissant,
Et cette croupe et si blanche et si belle,
Et mille attraits dont il n'est pas décent
De peindre aux yeux l'image naturelle,
Se déployaient sur ce corps ravissant.

 

Dans le sommeil un songe caressant
Flattait son sein, voltigeait sur sa bouche,
D'un doigt folâtre appelait le désir,
Et d'un coup d'aile éveillait le plaisir.
Vénus soupire : une nouvelle couche
De vermillon colore son beau teint.

 

Son coeur ému se dilate et palpite,
Et chaque instant redouble et précipite
Le mouvement qui soulève son sein.
Son oeil humide, à travers la paupière,
Laisse échapper une douce lumière,
Feu du désir, feu rapide et brillant,
Qui de son coeur jaillit en pétillant.
Elle touchait à ce moment où l'âme
De ses liens est prête à s'envoler,
Et n'attend plus qu'une bouche où sa flamme
Par un soupir se plaise à s'exhaler.

 

Un jeune faune ardent, nerveux et leste,
Le coq brillant des nymphes d'alentour,
Très éloquent de la voix et du geste,
Et, comme un page, insolent en amour,
Trouve à l'écart cette beauté céleste,
S'arrête, admire, approche à petit bruit,
Dévore tout d'un regard immodeste.
"Ah ! c'est Vénus ; je reconnais le ceste,
Dit-il ; Amour, c'est toi qui m'as conduit.
Reine des coeurs, charme de la nature,
Vénus, je brûle, et crains de te saisir !"

 

Puis, d'une main soulevant la ceinture :
"Le voilà donc le trône du plaisir !
Que de trésors ! ah ! brusquons l'aventure."
Quelque novice eût trouvé le bonheur
Dans un baiser ; le faune, moins timide,
Va droit au fait, et la reine de Gnide,
En s'éveillant, le nomma son vainqueur.

 

Il faut savoir que, mollement penchée,
À demi-corps Vénus était couchée ;
L'un des genoux sur les fleurs est tendu ;
Au bord du lit l'autre tient suspendu
Le poids léger d'une jambe arrondie.
À se poster le faune s'étudie :
Sur les deux mains son corps est balancé ;
Le trait perçant brûle d'être lancé ;
Il le retient, il l'ajuste, il le glisse
Si doucement, que le songe propice
N'est dissipé qu'après être accompli.
En s'envolant, un songe laisse un vide ;
De celui-ci par un plaisir solide,
La place est prise, et le vide est rempli.

 

Vénus s'éveille : "Ah ! se peut-il qu'un songe
S'écria-t-elle, agite ainsi mes sens !
Dieux ! quelle ardeur ! ce n'est point un mensonge ;
Non ; je le vois, je le tiens, je le sens.
Est-ce un mortel, un dieu qui me possède ?
Qui que tu sois, ô mon cher ravisseur,
À tes transports je pardonne, je cède :
Pour être un crime ils ont trop de douceur."

 

La neuvaine de Cythère - Jean-François MARMONTEL (1723-1799)

 

 

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 07:15

La mélancolie des jeunes gens n'est que l'appétit du bonheur.

Lucien Arréat

 

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[ source photos : http://www.ostape.com ]

 

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 09:58

Chaque époque a sa poésie, ses penseurs et ses poètes. En êtes-vous bien certains ?

Chaque époque a ses héros, ses leaders, ses guides mais ne sont-ils pas toujours les mêmes ?

L'histoire n'est-elle pas qu'un éternel recommencement pour la lutte du pouvoir et le reniement du savoir ?

 

Prenons maintenant un peu de recul sur les choses, sur le temps, jouant avec l'instant, c'est le moment de philosophie que je vous propose aujourd'hui...

 

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Killer's Kiss 50 or Less

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 09:32

On croit choisir sa vie mais non, on la suit comme un fil d'Ariane. On essaie bien de faire des détours, des zigs et des zags mais, immanquablement, on vient se raccrocher à la rampe, à la liane.

On croit choisir son chemin, mais il n'en est rien. On suit un itinéraire tout tracé sans une once de destiné.

On croit choisir ses amis mais au final, on les subit.

On croit choisir son amoureuse, la fille de votre vie, la cochonne dans votre lit mais c'est elle qui vous a séduit.

On croit choisir une formation, un enseignement, une culture, une éducation, une religion, une philosophie mais tout ça n'est que clapotis.

On croit choisir un endroit, pour se poser, pour se tenir droit mais très vite, on y a froid.

On pense choisir une maison, dans la ville ou un hameau qui nous ressemble, pour être bien ensemble.

On imagine choisir ses envies, ses rêves, ses passions mais tout ça n'est qu'illusion.

On est sûr de choisir le bon candidat aux élections mais quand on se réveille, c'est pire que l'hallucination.

On pense choisir d'être heureux alors que c'est tellement plus simple de ne pas l'être.

On choisit une âme à qui parler, une épaule pour se reposer mais au fil du temps, elle a filé.

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, on ne choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher...

On croit choisir un idéal, une éthique, une raison de vivre mais au fond on cherche juste à survivre.

On choisit ses idoles sur les têtes de gondole des supermarchés de Vitrolles.

On croit choisir ses utopies mais on se résigne tous à un moment à fuir nos intimes anarchies.

On choisit son lit à baldaquins tant rêvé dans un catalogue à commander puis on se retrouve chez Ikéa à fulminer.

On croit choisir de réussir sa vie en se baignant dans sa piscine avec sa petite famille et, à ce moment bien précis, on mesure toute l'ineptie de notre ennui.

On croit que c'est mieux de sourire au monde alors que dans son miroir, on se trouve immonde.

On pense choisir le plus beau sapin pour Noël alors que de toute façon vous savez que vous ne finirez pas l'année avec elle.

On croit choisir les pensées qui nous habitent, qui nous agitent alors que ce sont simplement nos peurs qui cogitent.

On croit choisir d'avoir raison et on ne remets jamais rien en question.

On choisit enfin de tout laisser tomber, de respirer lorsqu'il est trop tard et que tout s'est effondré...

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:20

Le cinéma a toujours eu bien des vertus ; celles de faire voyager, de nous transporter, de nous émouvoir, de nous indigner, de nous faire envie aussi, de nous faire fantasmer et parfois même saliver. Je vous guide vers quelques pistes hédonistes, épicuriennes, culinaires, gastronomiques, à la bonne franquette : du grand restaurant au pique-nique. Petit parcours visuel parmi des films qui font envie, qui remuent les papilles, qui donnent du rêve et du plaisir sans forcément dégraffer des braguettes. Des scènes de table et de festins pour nous rendre affables et changer nos destins...

 

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Le fameux cochon transporté par Martin et GranGil dans La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara (1956) et l'épicier Jambier. Une époque où manger du cochon était un luxe et être épicurien devenait incertain...

 

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L'installation de bon vivant que s'est bricolé Alexandre le bienheureux dans le film d'Yves Robert (1968)

 

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La sieste au grand air pendant que toutou surveille les cannes à pêche. Alexandre le bienheureux  (1968)

 

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Scène de repas sobre entre Quentin, Fouquet et cette bonne Suzanne, Un singe en hiver (1962) : roman d'Antoine Blondin, film d'Henri Verneuil, dialogues de Michel Audiard, une ôde à l'ivresse et non pas à l'alcoolisme.

 

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Le film épicurien par excellence : Francis Bergade (Michel Serrault) se trouve projeté dans une nouvelle existence par un concours de circonstances incongrues. Il délaisse sa vie de con pour profiter de celle qu'on lui offre à Condom dans le Gers. Entre canards dans la prairie, art de l'hospitalité, prise de conscience des plaisirs de la vie et multiples scènes de table. Foie gras, Armagnac et qualité de vie sont mises en avant... Le bonheur est dans le pré d'Etienne Chatilliez (1995)

 

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Juliette Binoche vient foutre le bordel dans une petite communauté paisible, austère et conservatrice. Comment ? En y ouvrant une petite boutique de chocolat et en proposant du goût, des épices, du voyage dans la bouche de ses concitoyens... Le Chocolat de Lasse Hallström (2001)

 

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A l'heure de voir arriver son cancer, quoi de plus agréable que de partager un bon blanc glacé avec lui au bord de la piscine ? Le bruit des glaçons de Bertrand Blier (2010)

 

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Ambiance de grande brasserie parisienne de type Bouillon-Chartier avec Montand, Villeret, Fresson dans de grands numéros, Garçon ! de Claude Sautet (1983)

 

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Duel de bonnes gueules pour une bagarre culinaire entre la cuisine à l'huile et celle au beurre, un conflit nord-sud avant l'heure, La cuisine au beurre de Gilles Grangier (1963)

 

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Eddy Mitchell en grand chef pour un playdoyer caricatural entre tradition française et nouvelle cuisine, sous fond de rivalité franco-américaine, La cuisine américine (1998)

 

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La face cachée d'un grand guide culinaire (Le Duchemin) sous la caricature et les grimaces incarnées par De Funès, des scènes cultissimes et des dialogues qui reviennenent en tête avec, déjà, une volonté de combattre la malbouffe et l'ennemi ici personnalisé par Tricatel (Julien Guiomar). L'aile ou la cuisse de Claude Zidi (1976)

 

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Face à face avec un restaurateur mécontent, mal noté par Duchemin, L'aile ou la cuisse (1976)

 

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Le festin de Babette de Gabriel Axel (Babettes Gæstebud, 1987)

 

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Stéphane Audran en aide à domicile qui improvise un repas gastronomique pour une communauté rigoriste et protestante au milieu d'un Danemark austère et rural du XIXème siècle. Dit comme ça, ça donne pas envie, et pourtant, ce film est un feu de joie au plaisir et à la madeleine de Proust qu'il éveille en nous...

 

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Un film où ça ripaille, ça engloutit, ça avale les femmes comme la vie, le vin avec les amis et ça combat ses ennemis avec orgueil et poésie. Vive les poulardes, les agapes et les banquets sur des tablées à n'en plus finir... Mon oncle Benjamin d'Edouard Molinaro (1969). Jacques Brel y campe Benjamin, médecin de campagne sous Louis XV, bon vivant et rebelle face à la noblesse au pouvoir...

 

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Scène de festin dans Mon oncle Benjamin d'Edouard Molinaro (1969).

 

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Tradition de la cuisine vietnamienne dans L'odeur de la papaye verte de Tran Hang Hung (1993).

 

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Un film de potes qui dépote. Deux amis de longue date, un écrivain-loser (qui me ressemble) et un queutard de première partent une semaine avant le mariage du queutard faire la route des vins californienne (Napa Valley) pour se retrouver autour de séances de dégustation et de repas arrosés... Sideways d'Alexander Payne (2004)

 

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Pique-nique avec les filles dans Sideways d'Alexander Payne (2004)

 

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Où comment un cuisiner grec de quartier populaire de Hambourg tente de faire de son endroit un endroit hype et courru... Soul Kitchen de Fatih Akin (2009).

 

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Où comment deux potes irlandais, victimes du chômage se lancent dans la grande aventure de la junk-food en ouvrant une friterie ambulante. Epicurien moyen, drôle surtout... The Van de Stephen Frears (1996).

 

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Juste cette image d'un film que j'ai adoré dans ma jeunesse par sa volupté, son art de vivre, la Toscane, le soleil, l'art, la jeunesse, l'amour qui s'éveille et Liv Tyler ingénue au milieu de toute ça... Beautée volée (Stealing beauty) de Bernardo Bertolucci (1996).

 

Et puis, il y a certaines scènes qui méritent qu'on les voit, qu'on les écoute pour bien saisir de quoi on parle ici ; Calmos de Bertrand Blier (1976)

 
Un film que j'avais oublié. Une intrigue bizarre, très psy. Mais le tout tourne autour de la table...

Une affaire de goût de Bernard Rapp (2000).

 
Extrait du documentaire Ces fromages qu'on assassine, un tour de France buccolique et enchanteur des artisans qui continuent à produire un fromage de terroir au lait cru face aux géants de l'agro-ailimentaire...

Le festin de Noël, le documentaire qui m'a redonné envie fin 2010, envie d'avoir...

 

Bande annonce du film documentaire El Bulli : cooking in progress sur l'ex-plus grand cuisinier du monde, Ferran Adria. En même temps, je n'ai moi-même jamais été mangé chez lui, donc ce que j'en dis...


 

Un dernier clin pour terminer : "Ici, on prend du plaisir, vous connaissez ce mot-là ? Plai-sir !"

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:23

Le plaisir se ramasse, la joie se cueille & le bonheur se cultive.

(Bouddha)


Le bonheur est un fruit mûr qui ne demande qu’à être cueilli.

(proverbe chinois)


Le bonheur est le plaisir sans remords.

(Socrate)


Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple.

(Jacques Prévert)


L’homme jouit du bonheur qu’il ressent & la femme de celui qu’elle procure.

(Choderlos de Laclos) 


Le bonheur, c’est simple comme un coup de pine.

(Chantal Lauby)

Le bonheur supprime la vieillesse.
(Franz Kafka)

Le plus grand secret pour le bonheur, c'est d'être bien avec soi.
(Bernard Fontenelle)

Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d'autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux.
(Alain)

Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages.
(Jules Barbey d'Aurevilly)

Le bon vivant n'est pas celui qui mange beaucoup, mais celui qui goûte avec bonheur à toutes les formes de la vie.
(Jean Gastaldi)

Bonheur : sensation de bien-être qui peut conduire à l'imprudence. Si vous nagez dans le bonheur, soyez prudent, restez là où vous avez pied.
(Marc Escayrol)

Le bonheur, c'est quand le temps s'arrête.
(Gilbert Cesbron)

Dans le bonheur d'autrui, je cherche mon bonheur.
(Pierre Corneille)

Le bonheur dont on se souvient est souvent un bonheur perdu.
(Hélène Rioux)

Vous cherchez le bonheur, pauvres fous ? Passez votre chemin : le bonheur n'est nulle part.
(Louise Michel)

Non, être aimé ne donne pas le bonheur. Mais aimer, ça c'est le bonheur!
(Hermann Hesse)

Il faudrait convaincre les hommes du bonheur qu'ils ignorent, lors même qu'ils en jouissent.
(Montesquieu)

On n'est pas heureux : notre bonheur, c'est le silence du malheur.
(Jules Renard)

Le bonheur débonnaire, c'est faire honneur à ton derrière...

(Le poète Rude-Boeuf)

 

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Le bonheur supprime la vieillesse.
Citations de Franz Kafka

 

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  • : Une quintessence de futilité ambiante avec des reminiscences variables de secousses telluriques, atmosphériques, éthyliques...
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